CRISE FINANCIÈRE

George W. Bush affirme que le plan de sauvetage sera entériné

Dans une courte allocution, George W. Bush a affirmé que les négociations se poursuivaient au Congrès sur le plan de sauvetage. Il n'y a "pas de désaccord sur le fait que quelque chose de conséquent doit être fait", a-t-il précisé.

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 Le président américain George W. Bush a annoncé vendredi que les négociations sur le plan de sauvetage du secteur bancaire se poursuivaient.

 

Il a reconnu l’existence de "désaccords sur certains aspects du plan de sauvetage", mais a affirmé qu’il n'y avait "pas de désaccord sur le fait que quelque chose de conséquent doit être fait".

 

Il a également répété qu'il était nécessaire d'adopter rapidement le plan de sauvetage du secteur bancaire. "Nous en avons besoin", a-t-il déclaré.

 

Dans cette courte allocution réalisée depuis la Maison Blanche, George W. Bush a tenu à mettre la pression sur les républicains et les démocrates en leur rappelant la nécessité d’arriver à un accord dans les plus brefs délais.

 

Alors que Jean-Claude Junker, président de la zone euro, s’impatiente, exhortant les responsables politiques américains à se mettre d’accord sur un plan au plus vite, démocrates et républicains s’accusent mutuellement d’être responsable de l’impasse actuelle au Congrès.

 

Désaccord profond au Congrès

 

La veille, les discussions à la Maison Blanche et au Capitole portant sur le projet d’injecter 700 milliards de dollars dans le système bancaire n’ont pas abouti, anéantissant tout espoir d'une relance rapide de l’économie américaine.

 

George W. Bush avait alors convoqué une réunion extraordinaire consacrée au plan de sauvetage de Wall Street à laquelle étaient conviés les candidats à la présidentielle John McCain et Barack Obama. Dès le début des discussions, il avait indiqué espérer "parvenir à un accord très rapidement".

 

Mais les représentants républicains ont présenté un plan alternatif à celui défendu par le président américain.

 

"Il semblerait que le ton soit monté autour de la table de la Maison Blanche et que Bush n’a rien pu faire pour calmer les esprits. Et, à la surprise générale, la réunion exceptionnelle s’est conclut par un spectaculaire désaccord au sommet", décrypte Jean-Bernard Cadier, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24 dépêché à Washington.

 

Un plan alternatif de l'aile conservatrice des républicains

 

Alors que les deux candidats à la Maison Blanche avaient publié mercredi un communiqué commun appelant à s’unir autour du plan de sauvetage, des représentants de l'aile conservatrice du groupe républicain ont présenté, jeudi soir, un plan alternatif à celui défendu par l'administration Bush, que ces derniers n’acceptent pas pour des raisons idéologiques.

 

"On assiste littéralement à une révolte des ultralibéraux de la chambre des représentants", explique Jean-Bernard Cadier, envoyé spécial de FRANCE 24 à Washington.

 

Outre ce nouveau plan, les négociations n’ont pas abouties à cause de "la faiblesse manifeste de Bush, un président finissant, incapable d’imposer son point de vue à son propre parti, ainsi que de l’attitude en point d’interrogation de John McCain", ajoute le journaliste .

 

Les discussions ont repris ce vendredi et, selon Christopher Dodd, président de la commission bancaire du Sénat, pourraient s'étaler jusqu'au week-end.

 

Lors d’une conférence de presse donnée vendredi, le chef de la majorité démocrate au Sénat, le démocrate Harry Reid, s’est montré confiant. "Il n’y a pas de raisons pour qu’on ne parvienne pas [à un accord sur le plan de sauvetage avant que les marchés n’ouvrent lundi]", a-t-il déclaré.

 

Les Bourses mondiales en berne

 

Avec le piétinement des négociations au Congrès américain, la Bourse américaine a ouvert en forte baisse, suivant les places européennes et asiatiques.

 

Les Bourses européennes ont clôturé vendredi en net recul, le CAC 40 à Paris cédant 1,50 % à 4 163,38 points et le FTSE-100 à Londres chutant de 2,09 % à 5 088,47 points. Outre-Atlantique, Wall Street a ouvert en baisse, le Dow Jones perdant d’emblée 1,19 % et le Nasdaq 2 %.

 

Les prêts interbancaires restent en berne, la confiance ne règne pas dans le secteur. Le dollar américain a baissé face au yen et au franc suisse, deux monnaies réputées pour leur stabilité.

 

"Les marchés sont immobiles, comme un lapin devant les phares d’une voiture", explique Boris Schlossberg, directeur des études sur les changes chez GFT Forex à New York, cité par Reuters.

 

En Europe, Jean-Claude Juncker, s’inquiète : "si j'observe les marchés financiers, les Bourses, les taux de change et les indices de confiance globaux, l'hésitation des Américains sur leurs propres intentions aggrave les incertitudes."

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