CRISE FINANCIÈRE

Le plan de sauvetage vu depuis le "floor" de Wall Street

La crise financière a plongé les traders dans une extrême nervosité. Au New York Stock Exchange, l'implication croissante des candidats à la présidentielle américaine ne rassure pas.

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Retrouvez le Débat de France 24 intitulé "Crise financière : l'impasse ?" 



Les candidats à la présidentielle John McCain et Barack Obama
ont décidé de s’impliquer dans la sauvegarde des banques américaines. Mais les traders ne semblent pas particulièrement impressionnés.

Compte-tenu de la gravité de la situation, les traders du plancher de Wall Street se méfient de toute récupération politique. "Les deux candidats à l’élection présidentielle sont contreproductifs", affirme Art Cashin, de chez UBS Financial Services.

Comme d’autres, il estime que McCain et Obama se sont surtout jeté dans la mêlée pour bénéficier de l’attention prêtée au plan de sauvetage proposé par le secrétaire au Trésor Henri Paulson.

"Ils redoutent d’être marginalisés par Henri Paulson qui gère la crise depuis son commencement”, déclare Cashin.

Les traders du New York Stock Exchange suivent de près les négociations devant aboutir à un plan de 700 milliards de dollars. L’incertitude sur le plan de sauvetage de l’économie et le futur du système financier leur mine le moral.

Les réactions à la proposition du secrétaire Paulson sont mélangées. Les traders sont le plus souvent d’accord avec les bases du plan, qui implique le rachat par l’état de actifs douteux.

Jennifer Lee, vice-présidente de Mogavero Lee & Co, estime que ce plan doit aller plus loin. “Il faut étudier toutes les possibilités, y compris le contrôle de la rémunération des PDG”, estime-t-elle. James McGuire, broker chez Christopher Jay Forbes, est plus confiant : “Je ne suis pas sûr que cela va résoudre tous les problèmes, mais cela va très clairement dans la bonne direction.”

Malgré le plan, les traders craignent les répercussions à moyen et long terme de la crise actuelle. “C’est avant tout une crise de confiance. Cela va être très long et très dur d’inverser cette tendance”, estime-t-il.

“On va devoir payer pour nos péchés”, ajoute David  Henderson de Raven Securities.

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