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BANQUE - CRISE

Le Benelux injecte 11,2 milliards d'euros dans Fortis

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L'Etat belge annonce la nationalisation de la banque en crise Fortis, basée en Belgique et aux Pays-Bas. Un peu plus tôt, la banque française BNP Paribas avait proposé une offre informelle de rachat.

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Une offre informelle présentée dimanche après-midi par la banque française BNP Paribas n'a pas été retenue par les autorités belges qui semblent avoir préféré une nationalisation, a-t-on déclaré à Reuters de source proche des discussions.

Selon cette même source, BNP Paribas avait proposé un prix de 1,6 euro par action Fortis. La première banque française par capitalisation exigeait des garanties de la part des pouvoirs publics pour couvrir jusqu'à six milliards d'euros de possibles pertes à venir de la part de la banque belgo-néerlandaise.


"En début d'après-midi, ING a dit qu'elle n'était pas intéressée et un peu plus tard BNP Paribas a dit qu'elle était intéressée mais avec des conditions de garanties", a déclaré cette source. "En fin d'après-midi le gouvernement belge a décidé de préférer la nationalisation", a-t-elle ajouté.


"Entre nationaliser ou vendre à quelqu'un qui demande des garanties, l'Etat belge a dit qu'il préférait nationaliser", a-t-elle poursuivi.


Tout au long du week-end, les autorités belges, luxembourgeoises et néerlandaises ont multiplié les réunions pour venir au secours de la banque Fortis, confrontée à une grave crise de confiance des marchés.

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