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Six ravisseurs des 19 otages enlevés en Égypte ont été tués

Les forces soudanaises ont tué six preneurs d'otages et arrêté deux autres à la frontière avec le Tchad. Le Soudan a indiqué que les 19 otages, dont onze touristes européens et huit Egyptiens, se situeraient dans une cachette au Tchad.

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L'armée soudanaise a tué six des ravisseurs des dix-neuf otages enlevés il y a neuf jours dans le sud de l'Egypte, et en a arrêté deux, a affirmé dimanche à l'AFP le conseiller à la présidence soudanaise, Mahjoub Fadl Badri.

"Les forces soudanaises ont suivi les traces des preneurs d'otages du Jebel Ouanat et les ont trouvés à la frontière avec le Tchad", a déclaré M. Badri.

Il a précisé que "les forces soudanaises ont en tué six, y compris le chef d'un groupe rebelle du Darfour, et arrêté deux", ajoutant que le groupe des 19 otages - onze touristes européens et huit Egyptiens - serait dans "une cachette" au Tchad.

"Les kidnappeurs ont indiqué que les otages sont encore au Tchad, ils les y ont mis dans une cachette alors qu'ils poursuivaient leurs négociations mais nous n'avons pas de détails concernant une intervention de l'armée tchadienne", a-t-il précisé.

Le groupe, qui a été enlevé le 19 septembre lors d'un safari en 4X4 dans l'extrême sud-ouest égyptien, comprend cinq Italiens, cinq Allemands, une Roumaine et huit Egyptiens: deux guides, quatre chauffeurs, un garde-frontière et le directeur de l'agence organisatrice du safari.

Peu après leur enlèvement, les otages ont été emmenés au Soudan par leurs ravisseurs, dans la région du Jebel Ouanat, un ensemble montagneux de 40 kilomètres sur 25, à cheval sur l'Egypte, le Soudan et la Libye.

Puis, jeudi dernier, selon Khartoum, les otages ont été acheminés en voiture vers la partie ouest du Jebel Ouanat, en territoire libyen. Mais la Libye a démenti vendredi soir leur présence sur son sol.

Les ravisseurs ont exigé que l'Allemagne se charge du paiement d'une rançon de six millions d'euros, selon un responsable de la sécurité égyptienne.

Des informations contradictoires circulent sur la nationalité des ravisseurs, Soudanais, Egyptiens, Libyens ou Tchadiens, selon les sources.

L'agence officielle soudanaise Suna avait affirmé jeudi que "des indications fortes" montraient que les preneurs d'otages étaient liés aux rebelles du Darfour.

La région du Darfour, dont la limite nord est située à 200 km du Jebel Ouanat, est en proie à une sanglante guerre civile depuis 2003. En lutte contre le pouvoir de Khartoum et ses milices alliées, les groupes rebelles ont éclaté en plusieurs factions.

Les principaux groupes rebelles ont démenti dès le début de la semaine leur implication dans cet enlèvement.

Toutes les capitales concernées, le Caire, Berlin, Rome et Bucarest, observent un total mutisme sur les négociations pour sortir de la crise.

"Il vaut mieux être discret car nous avons des raisons de penser que toute information est captée par les ravisseurs, nous avons bon espoir d'une libération des otages", avait déclaré samedi un ambassadeur européen au Caire concerné, demandant de ne pas être identifié.

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