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L'exploitation du plus grand barrage au monde en question

Des délégués du Paraguay et du Brésil se sont rencontrés sur le site d’Itaïpu pour engager des négociations et donner suite aux revendications paraguayennes qui exigent plus d'équité dans l’exploitation d'une centrale hydroélectrique.

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Une semaine après le sommet de Brasilia réunissant les présidents Lula et Lugo, le Brésil et le Paraguay ont signé un accord de cogestion paritaire du barrage et de la centrale hydroélectrique d’Itaïpu. C’est le premier signe d’une révision en douceur du traité d’Itaïpu, signé en 1973. Celui-ci avait permis de construire, sur la frontière commune au Brésil et au Paraguay, le plus grand barrage du monde et de fournir aux deux pays une grande partie de leur consommation d’électricité.

Moyen terme entre un Brésil rétif à une révision avant 2023 et un Paraguay qui la réclame vigoureusement, un comité technique mixte a commencé à étudier les revendications paraguayennes. L’électricité produite par la centrale, estimée en 2008 à 95 millions de mégawatts-heure, appartient à parts égales aux deux pays, avec obligation de vendre l’excédent à l’autre partie. Dans les faits, le Brésil récupère 95 % de l’électricité produite, alors que le Paraguay n’en utilise que 5%.

Le Paraguay en faveur d'une réévaluation du prix de l'énergie

La question épineuse reste toutefois celle du prix de l’énergie payée par le Brésil au Paraguay. Ce dernier considère dérisoire les 275 millions de dollars qu’il perçoit annuellement, et estime son dû à près de deux milliards de dollars. Le Brésil, qui y intègre les intérêts du financement de l’ouvrage ainsi que les coûts d’entretien et d’expansion, considère ce prix comme "juste".

Il propose cependant au Paraguay des mesures de compensation comme la construction d’une ligne de transmission qui relierait Itaïpu à la capitale Asunción. Le début de négociations constitue un premier pas, qui s'inscrit dans le sillage de la promesse de campagne du candidat Lugo, lors la présidentielle du printemps dernier, qui défendait la nécessaire souveraineté énergétique de ce petit pays d’Amérique latine.

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