JAPON

Tokyo tâche de trouver une parade à la crise

Plan de relance d'un montant de 11,7 milliards d'euros soumis au vote du Parlement, réduction d'impôts... Le nouveau Premier ministre japonais Taro Aso prend le taureau par les cornes. Objectif : revitaliser l'économie nationale.

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Le nouveau Premier ministre japonais, Taro Aso, a promis, lundi dans un discours de politique générale, des réductions d'impôts pour revitaliser l'économie nationale.

"Je procéderai à des réductions d'impôts d'ici la fin de cette année budgétaire" le 31 mars 2009, a déclaré M. Aso lors de sa première allocution devant le parlement depuis son élection le 24 septembre.

"L'objectif de mon gouvernement est la prospérité du Japon", a-t-il ajouté, sans préciser le montant ni les bénéficiaires des réductions prévues.

Taro Aso, un interventionniste en économie de 68 ans, plaide depuis longtemps pour une relance par la dépense publique, malgré le déficit budgétaire déjà abyssal du Japon et sa dette publique gigantesque.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé lundi son intention de soumettre au parlement une rallonge budgétaire de 1.808,1 milliards de yens (11,7 milliards d'euros) pour, notamment, financer des mesures d'urgence destinées aux ménages et aux petites entreprises affectés par la crise économique.

Si elle est votée, cette rallonge sera notamment financée, à hauteur de 395 milliards de yens, par une émission de bons du Trésor.

"Les mesures économiques sont destinées à assurer la croissance tout en offrant de la sécurité aux gens qui subissent l'impact de la hausse des prix et du ralentissement économique", a expliqué M. Aso devant le parlement.

"Tout en gardant un oeil sur l'économie américaine et sur les marchés financiers, nous sommes prêts à prendre des mesures additionnelles de façon flexible et à n'importe quel moment", a-t-il assuré.

L'économie japonaise a subi au deuxième trimestre 2008 sa plus forte contraction depuis près de sept ans (-3,0% en rythme annuel) et les économistes s'attendent à ce que la croissance soit à nouveau négative au troisième trimestre, ce qui marquerait formellement l'entrée du Japon en récession.

Le ralentissement des exportations dû à la chute de la demande aux Etats-Unis, ainsi que la récente flambée des prix du pétrole et des matières premières, sont les principales raisons de ce passage à vide.

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