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FINANCE

L'Élysée annonce de nouvelles dispositions sous peu

3 min

Le gouvernement français doit annoncer des dispositions concernant le système bancaire, assure l'Elysée. Nicolas Sarkozy a reçu des dirigeants banques et de compagnies d'assurance mardi pour une réunion de crise.

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Nicolas Sarkozy réunit mardi les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises, qui semblent de plus en plus menacées par la crise financière mondiale, à l'image de l'établissement franco-belge Dexia, que la Belgique a décidé de secourir.

Au cours d'une réunion de travail à 10H30 à l'Elysée, seront évoquées "la situation des institutions financières ainsi que la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises", a indiqué lundi la présidence.

Seront également présents le Premier ministre, François Fillon, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde -absente de la "réunion de crise" dans la soirée à Bercy sur le chômage, pour préparer à l'Elysée le rendez-vous du lendemain- et le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Le chef de l'Etat a annoncé par ailleurs qu'une réunion de préparation d'un sommet pour la "refondation du système financier international" se tiendrait bientôt à Paris avec les quatre Européens du G8 ainsi que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le patron de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker et Jean-Claude Trichet (BCE).

M. Juncker a aussitôt salué cette "initiative".

La tempête qui s'est emparée des marchés mondiaux après une série de faillites d'établissements financiers américains continue à se propager sur le continent européen, où les trois pays du Benelux ont annoncé dimanche la prochaine nationalisation partielle de la banque Fortis.

Alors que l'état de santé de la banque franco-belge Dexia alimente à son tour les craintes, faisant chuter de près de 30% lundi son cours en Bourse, l'Etat et les régions belges sont tombés d'accord lundi soir pour augmenter le capital du groupe.

Un conseil d'administration exceptionnel de la banque avait lieu dans la soirée.

Plus tôt, Mme Lagarde avait affirmé que la Caisse des dépôts "prendra ses responsabilités en tant qu'actionnaire" de l'établissement, spécialisé dans le financement des collectivités publiques.

Dans l'entourage du chef de l'Etat, on convient que, même si "le système bancaire français est plutôt mieux protégé que les autres", "la situation a changé".

"Des banques sont en difficulté en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, on commence à se sentir un peu encerclés", admet-on.

Lors de son discours de Toulon jeudi, Nicolas Sarkozy avait pris "l'engagement solennel" que l'Etat garantirait "la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français" en cas de menace.

Promettant de protéger les épargnants, il avait affirmé que l'Etat interviendrait en cas de "restriction du crédit qui priverait les Français et les entreprises, en particulier les PME, des moyens de financer leurs investissements ou d'assurer leur trésorerie".

"Comme on s'est engagé à intervenir, autant savoir où on pourrait avoir à le faire", précisait-on à l'Elysée.

Christine Lagarde a présenté lundi un plan de lutte contre le surendettement des ménages, alors qu'un durcissement des conditions de crédit est attendu.

Dans ce contexte lourd de menaces, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a avancé les propositions socialistes. Il a plaidé notamment en faveur d'"un fonds national de garantie" pour les crédits aux PME et les crédits immobiliers aux particuliers.

M. Hollande a rejeté l'appel à "l'unité nationale" lancé vendredi par François Fillon, jugeant qu'il ne faut pas "demander à la gauche de soutenir une politique qui échoue".

Pour Arlette Laguiller (LO), "leur +unité nationale+, c'est de faire payer les victimes pour venir au secours des coupables!"

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