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La crise n'épargne pas le crédit immobilier en France

La crise financière américaine est devenue globale. Les conditions d'octroi de crédits immobiliers en France devraient se durcir encore. Les prétendants à l'acquisition d'un toit risquent de devoir reporter à plus tard leur rêve immobilier.

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Au plus fort de sa campagne électorale, au printemps 2007, Nicolas Sarkozy avait plaidé pour une "France des propriétaires". A grand renfort de mesures – dont celle du crédit d’impôt sur les intérêts, il s’était engagé à tout entreprendre pour "doper" la proportion de Français investissant dans la pierre.

 

Seize mois après son arrivée à l’Elysée, son ambition est rattrapée par la crise financière internationale. Confrontées aux effets collatéraux des crédits immobiliers américains, les banques hexagonales durcissent les conditions d’octroi du crédit immobilier.

 

"Si le marché français ne connaît en rien la crise des subprimes, il en subit les conséquences sous la forme d’une plus grande rigidité des marchés financiers", explique Christophe Cremer, PDG de Meilleurtaux.com.

 

Des critères d'octroi des crédits durcis

 

L’heure est donc "à la prudence". Les banques françaises "souhaitent limiter leur exposition au risque et recentrer la distribution de crédits sur les meilleurs dossiers. Dans ces conditions, il est vrai que les critères d’octroi des crédits immobiliers se sont durcis", explique le président de la FNAIM, René Pallincourt.

 

Aucune catégorie d’emprunteurs n’est épargnée, y compris les demandeurs de crédits-relais, crédits octroyés par les banques aux personnes qui ont acheté un nouveau logement sans avoir encore pu vendre l'ancien.



L'Association française des usagers de banque (Afub) a estimé, mardi 30 septembre, à trente mille ménages le nombre de souscripteurs d’un crédit-relais susceptible de rencontrer des difficultés de remboursement.

 

"Morosité immobilière"

 


Conséquence directe, nombreux reportent à plus tard leur rêve immobilier.

 

Ce recul, "plus grave que prévu" selon la Chambre de notaires, tient non seulement aux prix élevés du marché mais surtout à la "morosité immobilière", conséquences de la crise financière.

 

Durant le premier semestre 2008, les ventes dans l’ancien ont baissé de 25 % dans les grandes villes de province par rapport aux six premiers mois de 2007.



En Ile-de- France, où le marché paraissait, jusque-là, assez porteur, la baisse s’établissait à 14 % entre les mois de mars et mai dans l’ancien. "C'est un ralentissement très net", reconnaissait, il y a quelques jours, le président de la FNAIM, René Pallincourt.

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