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Lula, petit père du peuple

Six ans après sa première élection et vingt-six mois avant la fin de son second mandat, le président Luis Inacio Lula da Silva atteint des records de popularité inédits dans la vie politique brésilienne.

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Fin septembre, la dernière enquête d’opinion, réalisée trimestriellement depuis 1982 par l’Institut Ibope, voit le mandataire brésilien franchir un nouveau palier : 80% des interrogés approuvent l’action du président  Lula alors que 17% la désapprouvent. En comparaison, une enquête analogue, réalisée au mois de juin, lui accordait  72% d’opinions positives et 24% d’opinions négatives. Même lors de sa première élection fin 2002, Lula n’avait obtenu de tels indices de popularité.

 

Tous les segments interrogés sans exception - sexe, âge, région, niveau d’instruction ou de revenu - portent un avis positif. Au Nordeste et parmi les plus pauvres des pauvres - effet de la « bolsa familia » ou identification à un président qui leur ressemble ? -l’adhésion est quasiment plébiscitaire, respectivement 92 et 87% d’opinions favorables. Les segments les plus réservés sont ceux qui gagnent plus de 10 salaires minimum : seulement – si l’on peut s’exprimer ainsi -  56% d’opinions positives contre 42%. Suivi par les universitaires (66% contre 29%).

 

Cela provoque des situations parfois incongrues : à la veille des élections municipales qui auront lieu dimanche, nul ne critique Lula, et beaucoup de candidats de l’opposition –surtout dans les petites villes et dans les régions rurales - ont ressorti pour la campagne des photos qui les montrent avec le président populaire. Quand les photos n’existent pas, nul ne résiste devant un montage. Les tribunaux électoraux sont débordés par des actions en justice pour savoir qui dans chaque cas a le droit d’utiliser l’image du président. Certains analystes soutiennent aussi que c’est le meilleur moyen d’annuler « l’effet Lula ». En tout cas, il est loin le temps – deuxième semestre de 2005 – où sa cote de popularité était négative et même de proches alliés prenaient leurs distances.

 

Dopé par son président, le gouvernement gagne aussi de belles couleurs: il obtient pour son action la note 7,4 sur une échelle qui va de 0 à 10, la meilleure depuis que la série existe il y a 26 ans.

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