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Le parti de Lula arrive en tête des élections municipales

Le Parti des travailleurs du président brésilien Lula a remporté six villes majeures dès le premier tour des élections municipales, mais réalise un score en-deçà de ses espérances à Sao Paulo. Second tour le 26 octobre prochain.

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Les Brésiliens ont voté dimanche pour désigner leurs dirigeants locaux, des élections qui étaient un test de l'influence du président Luiz Inacio Lula da Silva dans la perspective de la présidentielle de 2010.


Les sondages et les analystes politiques prédisaient une forte avancée du Parti des Travailleurs (PT, gauche), fondé par l'ancien ouvrier métallurgiste en 1980, et de ses alliés de la coalition gouvernementale.

Si ce succès se confirmait, cela montrerait que la popularité de Lula - qui ne peut briguer un troisième mandat - peut se reporter sur un candidat qu'il aurait adoubé, estiment les analystes.

Plus de 128 millions de Brésiliens devaient élire, pour quatre ans, les maires et conseillers municipaux des 5.563 municipalités du pays. Un deuxième tour est prévu le 26 octobre dans les 79 villes de plus de 200.000 habitants si aucun candidat n'y obtient dimanche la majorité absolue.

Les 94.000 bureaux de vote, tous dotés d'urnes électroniques, ont fermé à 17H00 (20H00 GMT), à l'exception des régions reculées d'Amazonie, et les premières estimations devaient être rapidement connues.

En raison du vote obligatoire, les électeurs se sont rendus aux urnes tôt le matin, dès l'ouverture des bureaux à 08H00 (11H00 GMT).

Un des premiers a été le président Lula, dans son fief de Sao Bernardo, dans la banlieue industrielle de Sao Paulo, une ville tenue depuis 21 ans par l'opposition mais que le PT espère ravir.

Le scrutin s'est déroulé sous la surveillance de l'armée qui s'est déployée dans 460 villes. A Rio de Janeiro, 5.600 militaires et 27.000 policiers ont été mobilisés pour sécuriser les trente principales favelas tenues par des trafiquants de drogue ou des miliciens para-militaires.

Seul incident grave, dans l'Etat du Maranhao (nord-est), des échanges de coups de feux entre des groupes politiques rivaux se sont soldés par trois morts.

L'attention se portait surtout sur la bataille à Sao Paulo et Rio de Janeiro, les deux plus grandes villes de ce pays de 190 millions d'habitants.

A Sao Paulo, la candidate du PT, Marta Suplicy est en bonne position pour reprendre la grande métropole de 11 millions d'habitants, avec 37% des intentions de vote, face au maire sortant de droite, Gilberto Kassab (25%). Le PT avait perdu la mairie en 2004.

A Rio de Janeiro, où la gauche est très divisée, le favori est Eduardo Paes dont le parti (PMDB, centre) est membre de la coalition gouvernementale et qui promet de travailler étroitement avec Lula.

Partout, les candidats se sont disputés la présence à leurs côtés de Lula qui, porté par son charisme et le boom de l'économie brésilienne, bénéficie, après six ans de pouvoir, d'une popularité exceptionnelle - jusqu'à 80% d'opinions favorables selon des sondages.

En 2000, le Parti des Travailleurs avait gagné 187 mairies et 411 en 2004. Selon une enquête du quotidien "Folha de S. Paulo", publiée dimanche, le parti de Lula espère conquérir environ 700 mairies cette année.

Il devrait faire ses meilleurs scores dans les villes de plus de 200.000 habitants: selon les sondages, le PT peut espérer en gagner 22. Son allié le PMDB pourrait remporter 17 grandes villes.

Le Parti de la sociale-démocratie brésilienne (PSDB), la principale force d'opposition, espère enrayer une "vague luliste" et gagner 14 grandes villes.

 

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