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L'ONU appelle les États à prendre des mesures contre la piraterie

Le Conseil de sécurité de l'ONU appelle les États à agir contre la piraterie en employant tous les moyens nécessaires, y compris militaires, contre ce véritable fléau pour le commerce international au large de la Somalie.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé mardi les Etats à agir en employant les moyens nécessaires contre la piraterie au large de la Somalie, où les attaques de navires se multiplient.

Dans sa résolution 1838, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil "appelle tous les Etats intéressés par la sécurité des activités maritimes à prendre une part active dans la lutte contre la piraterie au large des côtes de la Somalie, en particulier en déployant des navires et des avions militaires".

Il appelle les Etats qui disposent de moyens militaires dans la zone à "employer les moyens nécessaires en haute mer et dans l'espace aérien au large de la Somalie, en conformité avec le droit international, pour réprimer les actes de piraterie".

L'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, s'est félicité de l'adoption de la résolution 1838, la qualifiant de "pas en avant considérable" dans la lutte contre la piraterie.

Cette résolution "non seulement autorise les Etats à agir contre les pirates, y compris par des moyens militaires, mais elle leur demande de le faire", a-t-il souligné.

M. Ripert a rappelé que l'Union européenne avait décidé de "préparer, si possible, une opération militaire navale, avec plusieurs Etats membres, pour être déployée avant la fin de l'année au large des eaux territoriales somaliennes pour lutter contre les pirates".

Il a indiqué que cette opération était actuellement "à l'étude".

Le 16 septembre, la France avait proposé de lancer avant la fin de l'année une opération militaire aéro-navale contre la piraterie, qualifiée par le président Nicolas Sarkozy de "véritable industrie du crime".

Le Conseil de sécurité avait déjà adopté le 2 juin une résolution (1816) permettant l'entrée de navires de guerre pour traquer des pirates dans les eaux somaliennes, considérées comme les plus dangereuses du monde, avec l'accord du gouvernement de la Somalie.

Ce texte autorisait, pour une période de six mois renouvelable, "les Etats qui coopèrent avec le Gouvernement de transition somalien" (GTS) à "pénétrer dans les eaux territoriales de la Somalie dans le but de réprimer la piraterie et le vol à main armée en mer".

Il précisait que ces Etats seront habilités, dans les eaux territoriales somaliennes, à "recourir à tous les moyens nécessaires" pour mener à bien cette répression, tout en respectant "les dispositions du droit international concernant les actions en haute mer".

Mais depuis, les appels à une opération navale internationale contre les pirates somaliens de l'océan Indien se sont faits de plus en plus pressants, face à des attaques de navires devenues quasi-quotidiennes, qui entravent le commerce maritime et paralysent la pêche industrielle.

Des pirates retiennent depuis le 25 septembre près des côtes somaliennes un cargo ukrainien chargé d'armes, le Faina. Il est encerclé par plusieurs navires de guerre étrangers, parmi lesquels des bâtiments américains chargés d'assurer que le matériel militaire n'est pas déchargé. La Russie a également envoyé un navire de guerre dans la région.

Selon le Bureau maritime international (BMI), environ 60 bateaux ont été attaqués dans le golfe d'Aden et l'océan Indien depuis janvier 2008 par des pirates venus de Somalie, pays livré au chaos depuis le début d'une guerre civile en 1991.

Tout en votant pour la résolution 1838, l'ambassadeur d'Afrique du sud, Dumisani Kumalo, a estimé que le Conseil perdait de vue le problème global posé par la Somalie, faisant allusion à la poursuite de la guerre civile.

"Le problème en Somalie, c'est le conflit. Tant qu'on ne règlera pas le problème en Somalie, on aura toujours la piraterie," a-t-il dit à la presse.
 

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