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Parmi les suspects, six personnalités politiques

Le portrait des six personnalités politiques majeures qui répondent de leur rôle présumé dans cette affaire.

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PIERRE FALCONE

 

Il est le principal protagoniste de l’affaire avec Arcadi Gaydamak. Pierre Falcone, 54 ans, comparaît pour "commerce illicite d'armes, trafic d'influence et abus de biens sociaux". Il encourt 10 ans d’emprisonnement. L’homme à l'allure sportive et au costume toujours impeccable compte faire jouer son statut diplomatique obtenu en 2003. Lors de l’ouverture du procès, il a déclaré quatre millions d'euros de revenus par an et un patrimoine immobilier de 15 millions d'euros. Il se dit titulaire des nationalités française, angolaise et d'une carte d'identité brésilienne.

 

 

 

 


ARCADY GAYDAMAK

 

Homme d'affaires et financier angolo-canado-franco-israélien d'origine russe, Arcady Gaydamak est poursuivi pour les mêmes faits que Pierre Falcone. Absent à l’ouverture du procès, il est en fuite en Israël depuis 2000 où il est candidat pour les élections municipales de novembre à Jérusalem. Il a en sa possession des passeports français, angolais, canadien, israélien et russe. Selon des documents saisis par la justice, il aurait également trois dates de naissance différentes et deux identités, Arcady Gaydamak et Bar Lev Arye.

 

 

 


JEAN-CHRISTOPHE MITTERRAND

 

Le fils aîné de l'ancien président de la République, le socialiste François Mitterrand, est soupçonné d'avoir touché 2,6 millions de dollars au titre d'intermédiaire pour avoir mis en contact les vendeurs d'armes avec le régime angolais. Poursuivi pour "complicité de commerce illicite d’armes et recel d’abus de biens sociaux", il encourt 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.Conseiller pour les questions africaines à l'Élysée au moment des faits, il nie tout rôle dans cette affaire. Il déclare aujourd’hui vivre chez sa mère, n’avoir aucun revenu et aucun patrimoine immobilier.

 

 

 

 

PAUL-LOUP SULITZER

 

Ecrivain à succès, Paul-Loup Sulitzer aurait perçu 380 000 euros pour user de son influence dans le monde des médias afin de redorer l'image de Falcone et de Gaydamak. Il risque 5 ans de prison pour "recel d'abus de biens sociaux". Malgré une attaque cérébrale et une crise cardiaque, l’auteur de romans sur les intrigues financières ne manque pas d’humour grinçant pour parler de l’affaire qu’il considère comme une mascarade.Il a récemment publié "Le roi rouge", une version romancée de l’Angolagate.

 

 

 

 


JACQUES ATTALI

 

A la fois économiste, écrivain et président d'une ONG à but non lucratif, Jacques Attali (qui présente une émission sur FRANCE 24), 65 ans, est soupçonné d’avoir usé de son influence pour régler un redressement fiscal dont faisait l’objet la société de Falcone. A l’ouverture du procès, il a déclaré aux juges 1,2 million d'euros de revenus, "essentiellement en droits d'auteur". Il dit posséder une maison et trois appartements. L’ancien conseiller de François Mitterrand a été récemment missionné par l'Elysée pour définir un plan de relance de la croissance économique en France. Il risque jusqu’à cinq ans de prison pour "complicité passive".

 

 

 

 

CHARLES PASQUA

 

L’ancien ministre de l’Intérieur et ancien président du Conseil général des Hauts-de-Seine - aujourd’hui sénateur - est soupçonné d’avoir été payé plusieurs centaines de milliers de dollars pour faire du lobbying en faveur des intérêts angolais. Un argent qui lui aurait permis, entres autres, de financer ses activités politiques.L’ancien "premier flic de France" ( 81 ans), vêtu d’un costume froissé lors du premier jour du procès, n’a de cesse de dénoncer un complot. Selon lui, cette affaire serait un piège orchestré pour l'empêcher d'être candidat aux présidentielles de 2002.


 

 

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