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Mugabe alloue les ministères clés à son parti

Après que le président Mugabe a attribué les portefeuilles-clés du futur gouvernement au Zanu-PF, l'opposition dénonce une décision "unilatérale, méprisante et scandaleuse". Elle doit rencontrer le parti présidentiel samedi.

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Le président zimbabwéen Robert Mugabe a attribué unilatéralement la plupart des portefeuilles clés du gouvernement à son parti, en dépit de l'impasse dans les négociations avec l'opposition sur la formation d'un cabinet d'union nationale, a rapporté samedi le journal d'Etat The Herald.

L'opposition a aussitôt manifesté sa colère, estimant que cette décision mettait "en péril" le processus engagé en vue d'un partage du pouvoir.

Selon la liste publiée par The Herald, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) obtiendrait 14 ministères, dont les plus disputés de l'Intérieur et de la Défense. Elle aurait également les Affaires étrangères, la Justice et la Communication.

Le parti de l'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai, obtiendrait 13 portefeuilles dont ceux des Affaires constitutionnelles et parlementaires, de la Planification économique et du Travail.

Selon la même liste, la faction dissidente du MDC, menée par Arthur Mutambara, aurait en charge trois ministères: l'Education, la Coopération internationale et l'Intégration régionale ainsi que l'Industrie et le Commerce.

Le président Mugabe n'a pas alloué le ministère très disputé des Finances, a souligné The Herald, assurant que le médiateur sud-africain Thabo Mbeki était attendu à Harare la semaine prochaine pour régler cette question.

Le MDC a vivement réagi, un porte-parole dénonçant "l'arrogance" du parti du président Mugabe et l'accusant de "mettre en péril" l'accord sur un gouvernement d'union nationale.

"Cette liste n'est pas et ne sera pas approuvée par le MDC. Elle est unilatérale, méprisante et scandaleuse. Ils sont en train de rouler le peuple du Zimbabwe", a assuré ce porte-parole à l'AFP.

Il a également estimé que seule la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui a mandaté M. Mbeki comme médiateur, était en mesure de résoudre l'"impasse" dans les négociations.
   

Selon le journal gouvernemental zimbabwéen The Herald, le président Mugabe et les leaders de l'opposition Morgan Tsvangirai et Arthur Mutambara doivent se rencontrer samedi pour trouver une solution.


Le parti au pouvoir et l'opposition ont signé le 15 septembre un accord historique de partage du pouvoir. Mais, près d'un mois plus tard, ils n'ont pas réussi à s'entendre sur l'attribution des principaux portefeuilles dans leur gouvernement d'union et ont de nouveau fait appel vendredi à Thabo Mbeki, l'ex-président sud-africain, pour débloquer la situation.

 

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