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LITUANIE

Élections législatives délicates pour les sociaux-démocrates

3 min

Scrutin risqué pour le parti social-démocrate au pouvoir, emmené par Gediminas Kirkilas, qui doit faire face aux conservateurs et au parti populiste de Rolandas Paksas. La participation est l'autre enjeu du scrutin, souvent faible en Lituanie.

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Les Lituaniens votaient dimanche pour renouveler leurs députés, dans des élections qui risquent d'être difficiles pour les sociaux-démocrates qui dirigent le gouvernement depuis juillet 2001.

Un total de 2,690 millions d'électeurs sont convoqués aux urnes pour constituer le nouveau Parlement, qui ne compte qu'une seule chambre. Les bureaux de vote sont ouverts de 7H00 à 20H00 locales (4H00 à 17H00 GMT). Des sondages à la sortie des urnes seront diffusés dès la clôture du scrutin.

La moitié des 141 députés (70) sont élus à la proportionnelle, tandis que l'autre moitié est élue directement dans un scrutin majoritaire à deux tours.

Selon les plus récents sondages, le parti social-démocrate (LSDP) de Gediminas Kirkilas est assez largement distancé par les conservateurs d'Andrius Kubilius, un ancien Premier ministre entre 1999 et 2000 et par deux partis populistes, Ordre et Justice et le Parti travailliste.

Mais aucune formation ne peut espérer recueillir une majorité absolue, selon les instituts de sondage, de sorte qu'une fois les élections passées, la constitution d'une coalition risque d'être complexe, comme il est souvent de mise en Lituanie.

Une alliance entre les Conservateurs et les populistes paraît peu probable, en raison de leur animosité mutuelle. "J'aurais de grands doutes", a affirmé à l'AFP Andrius Kubilius.

Paradoxalement, affirment les analystes, il n'est pas exclu que les sociaux-démocrates, qui sont particulièrement pragmatiques, parviennent à se maintenir au pouvoir, malgré un très mauvais résultat.

Le scrutin pourrait marquer le retour en politique de l'ancien président destitué en 2004, le populiste Rolandas Paksas.

Ancien pilote d'acrobatie, Rolandas Paksas, 52 ans, a mis au point un programme attrape-tout capable de séduire les électeurs, inquiets de la détérioration de l'économie, après des années de forte croissance.

Son parti Ordre et Justice a promis d'abolir l'impôt sur le revenu pour les familles de trois enfants et plus, de lutter contre la hausse des prix, en particulier de l'énergie, et d'introduire des élections directes pour les maires et les juges.

Rolandas Paksas, qui a été le premier président européen à être destitué, pour une affaire de corruption, reste inéligible. Mais, convaincu d'avoir été puni à tort, il emmène la campagne de son parti.

Les partis lituaniens doivent surtout affronter le scepticisme des électeurs, dont le niveau de vie est encore l'un des plus faibles de toute l'Union européenne. Les sondages ne prédisent qu'environ 40% de participation contre 47% lors du dernier scrutin législatif de 2004.
  

Référendum sur la centrale d'Ignalina


Les Lituaniens sont également invités à voter dans un référendum pour ou contre une prolongation de l'exploitation de la centrale nucléaire d'Ignalina, construite dans les années 80 du temps où la Lituanie faisait partie de l'URSS. La centrale est du même type (RBMK) que celle de Tchernobyl en Ukraine, qui a subi un accident majeur en 1986.

Le référendum est destiné à faire pression sur l'UE qui a imposé la fermeture définitive de la centrale fin 2009, dans le traité d'adhésion de la Lituanie à l'Union.

Le oui devrait largement l'emporter, car les Lituaniens sont convaincus que leur centrale est sûre après sa modernisation dans les années 90. Mais, selon des diplomates européens, le référendum n'a aucune chance de faire changer d'avis l'UE. "Le Premier ministre Gediminas Kirkilas continue de rêver", dit l'un d'eux, "nous sommes prêts à aider la Lituanie mais pas à violer les traités".

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