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ARGENTINE

L'ex-dictateur Videla emprisonné dans une caserne militaire

2 min

Assigné à résidence depuis 10 ans, l’ex-dictateur argentin Jorge Rafael Videla a dû déménager de son luxueux domicile de Buenos Aires pour une garnison militaire. La justice a ordonné qu’il y accomplisse sa peine de prison préventive.

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Apres dix ans aux arrêts à domicile, l’ancien dictateur argentin Jorge Rafael Videla a dû quitter son luxueux appartement de Buenos Aires pour rejoindre le Campo de Mayo, une importante garnison militaire au nord de Buenos Aires.

La justice vient d’ordonner qu’il accomplisse sa peine de prison préventive dans cette enceinte militaire, estimant qu'elle comportait "tous les équipements, l'infrastructure et le personnel nécessaires pour faire face à n'importe quelle urgence médicale".


Au lendemain de la dictature, le général Videla a été condamné à l'emprisonnement à perpétuité, à la suite d'un procès historique. Mais il a été gracié en 1990 par le président Carlos Menem qui explique par un désir de réconciliation nationale ce pacte conclut avec les militaires de la junte qui a sévi entre 1976 et 1982.


En 2007, sous l’impulsion de Nestor Kirchner, la Cour suprême a annulé cette décision. Depuis, l’ex-dictateur profitait d’un régime de faveur - l'assignation à résidence - en raison de son âge avancé.

Vols de bébés et enlèvements

À 83 ans, l’ancienne figure de la junte militaire argentine est toujours poursuivie pour être l’organisateur d'un plan systématique de vol de bébés et pour être l’auteur de plusieurs enlèvements.

Les associations de droits de l’Homme ne se réjouissent qu’à moitié de cette décision. Maria Chicha Mariani, dont les enfants ont été enlevés pour ne jamais revenir, cherche toujours son arrière-petit-fils : "Ce génocidaire devrait effectuer sa peine dans une prison commune et non dans un camp militaire aux conditions de détention privilégiées".


Récemment, à la suite de révélations qui ont fait scandale dans la presse argentine, plusieurs membres de l’armée avaient dû quitter leurs cellules "VIP" et rejoindre le système pénitentiaire classique. Les familles de disparus espèrent qu’il en sera de même pour leur plus haut chef et rappellent qu’elles attendent toujours son procès et une condamnation pour crimes contre l’humanité.

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