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CRISE FINANCIÈRE

Hausse record sur les marchés asiatiques, rebond en Europe

3 min

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo clôture en hausse de 14,15 %, la plus forte de son histoire. En Europe, les marchés ouvrent également dans le vert : 2,15 % à Paris, 1,44 % à Francfort et 2,65 % à Londres.

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Alors que Wall Street fermait lundi sur une hausse historique de 11%, les bourses asiatiques ont connu ce mardi une journée euphorique, elles aussi ; avec 14,15% de plus pour le Nikkei. L’indice de référence de la Bourse de Tokyo enregistre sa plus forte hausse en pourcentage de son histoire.

 

En Europe, quinze minutes après l'ouverture des transactions, Paris gagnait 4,52%, Londres 4,65% et Francfort 3,78%.

 

Cette embellie boursière survient au lendemain de l’annonce des plans de sauvetage de plusieurs pays européens. Berlin a mis 480 milliards d'euros sur la table, Paris 360 milliards, La Haye 200 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacun, Lisbonne 20 milliards. L'Italie a annoncé qu'elle dépenserait autant qu'il le faudrait.

  

Ces mesures de la zone euro s'ajoutent au plan britannique qui avait montré la voie la semaine dernière avec 380 milliards d'euros.

 

Il semblerait que cet effet magique vienne plus de l’annonce des plans de sauvetage que de leur mise en œuvre. C’est ce qu’explique à FRANCE 24 Ben Hall, correspondant politique du Financial Times : "Les plans n’ont pas encore été implémentés. Les marchés ont simplement repris confiance. Les gouvernements européens ont montré leur sérieux non seulement par les montants promis, mais en planifiant les étapes du plan de sauvetage."

 
"Ce n’est pas la fin de la crise économique"
 

Selon Benoit de Broissia, analyste à KBL Richelieu Gestion, ce rebond des Bourses peut présager la fin de la crise bancaire. Assurés de leur refinancement par l’Etat, les établissements bancaires ne sont plus au bord de la faillite. "Il est peu probable qu’il y ait d’autres faillites bancaires à effet domino."

 

Mais pour lui, ce n’est pas la fin de la crise économique. "La confiance des consommateurs est au plus bas et la consommation promet d’être morose", explique-t-il. "En outre, les investissements des entreprises vont être fragilisés."

 

Par ailleurs, ajoute-t-il, "on doit s’attendre à un effet 'deleveraging', c'est-à-dire qu’il va falloir augmenter l’épargne pour réduire le besoin de crédit. C’est un rééquilibrage qui va impliquer un comportement adapté du consommateur qui va épargner plus."

 
Le Royaume-Uni a montré la voie
 
 
Les experts diraient que les plans britanniques et européens sont meilleurs que le plan Paulson", explique Ben Hall. "Les Etats-Unis veulent éponger les crédits douteux, mais c’est difficile à réaliser. Cela fait déjà quelques semaines que le plan Paulson a été annoncé mais il est encore loin d’être mis en œuvre."
 

Le plan européen, quant à lui, est né après celui mis en place par le Premier ministre britannique Gordon Brown. Il fait en sorte que l’argent aille directement dans les banques et donc aux investisseurs.

 

Le plan de Brown a été salué par le nouveau lauréat du prix Nobel d’économie. L’Américain Paul Krugman a ainsi rendu hommage au Premier ministre britannique en se demandant s'il "n'avait pas sauvé le système financier mondial".

 

Selon Ben Hall, le plan européen suit le raisonnement suivant : si les individus recouvrent leurs biens, ils pourront payer plus de taxes et de cette manière l’Etat pourra combler ses pertes.

 
 

 

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