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Les soldats thaïlandais se sont repliés, affirme Phnom Penh

Un général de l'armée cambodgienne affirme que les militaires thaïlandais se sont finalement retirés de la zone d'Intry, quelques heures après l'ultimatum fixé par Phnom Penh. La tension reste vive entre les deux pays.

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Une réunion de crise s’est ouverte mardi après-midi à Bangkok réunissant les chefs d’état-major au grand complet, des membres du cabinet du Premier ministre, du ministère des Affaires étrangères et de la Défense.

 

D’une crise à l’autre, il ne s’agit pas cette fois de la fronde anti-gouvernementale qui paralyse la vie politique thaïlandaise depuis fin août, mais des menaces de guerres frontalières proférées lundi 13 octobre par le Premier ministre cambodgien Hun Sen.

 

L’objet du dangereux litige est le même depuis 1962 : la souveraineté du temple de Preah Vihear, quatre kilomètres carrés de terre qui déchaînent toutes les passions nationalistes.

 

Depuis le mois de juillet, plusieurs centaines de troupes des deux camps se font face. Mais hier, au terme d’une rencontre de conciliation à Phnom Penh en présence des deux ministres des Affaires étrangères, le chef du gouvernement cambodgien a accusé la Thaïlande d’avoir "déployé quatre-vingts soldats à Veal Entry", une bande sous souveraineté cambodgienne. Une zone qu’il a lui-même qualifiée de "région stratégique, qui pourrait faire perdre le contrôle de Preah Vihear, et que nous défendrons quel que soit le prix à payer…"

 

"Les fourmis, elles aussi, peuvent déranger l’éléphant qui dort"

 

A la surprise des diplomates thaïlandais, Hun Sen a même lancé un ultimatum à Bangkok pour retirer ses troupes avant la mi-journée : "La Thaïlande peut mépriser le Cambodge", a-t-il prévenu recourant une nouvelle fois à ses célèbres métaphores, "mais les fourmis, elles aussi, peuvent déranger l’éléphant qui dort…On peut me marcher sur le pied, pas sur la tête. "

 

Une demi-heure avant l’expiration de l’ultimatum, le ministère de la Défense de Phnom Penh a annoncé un retrait des troupes thaïlandaises. Seulement quelques dizaines de mètres dans les faits, mais l’information n’a pas été confirmée par Bangkok. Au contraire, le Premier ministre Somchai Wongsawat a rétorqué que le repli des forces thaïlandaises "était impossible. Autant demander à quelqu’un de quitter séance tenante sa propre maison. "

 

La confusion régnait toujours dans la région mardi après-midi. Des centaines de villageois s’apprêteraient à fuir la zone alors que l’on annonce, depuis le début de matinée, l’envoi de renforts de troupes du côté cambodgien de la frontière.

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