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Les discussions pour sauver l'accord sont prolongées

Le président Robert Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai reprennent mercredi leurs discussions sur le futur gouvernement d'union sous l'égide du médiateur sud-africain Thabo Mbeki.

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Les dirigeants zimbabwéens n'ont pas réussi mardi à sortir de l'impasse sur le futur gouvernement d'union et reprendront mercredi leurs discussions sous l'égide du médiateur sud-africain Thabo Mbeki qui tente de sauver l'accord de partage du pouvoir.

Le président Robert Mugabe et son rival le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) Morgan Tsvangirai, se sont réunis pendant plus de sept heures en présence de l'ex-président sud-africain.

"Il n'y a pas de conclusion aux discussions, nous continuerons demain à 10HOO" (08H00 GMT), a déclaré à la presse Morgan Tsvangirai en sortant de l'hôtel de Harare où s'est déroulée la rencontre.

"Nous reprendrons demain ce qui signifie que nous avons couvert certains sujets", a pour sa part lancé le président Mugabe sans donner plus de détails.

Les rivaux avaient signé le 15 septembre un accord de partage du pouvoir qui prévoit que Robert Mugabe reste chef de l'Etat et Morgan Tsvangirai devienne Premier ministre.

Un mois plus tard, ils n'ont pas réussi à s'entendre sur la composition de leur gouvernement d'union et, samedi, le président Mugabe a mis en danger l'accord en attribuant unilatéralement à son parti l'essentiel des ministères-clés (Défense, Intérieur, Information et Affaires étrangères, notamment).

Dès le lendemain, Morgan Tsvangirai menaçait de renoncer à former le gouvernement d'union si cette décision n'était pas annulée. Ce qui n'a pas empêché lundi le président Mugabe de poursuivre dans sa logique en investissant ses deux vice-présidents.

Mardi, le Parlement zimbabwéen, où le parti de Robert Mugabe siège dans la minorité pour la première fois depuis l'indépendance en 1980, s'est fait l'écho de ces tensions. Les députés, qui commençaient leur première session de travail depuis leur élection, se sont en effet montrés indisciplinés, se huant les uns les autres.

La défaite du régime aux élections générales de mars avait précipité le pays dans une crise sans précédent, encore accentuée après la réélection controversée de M. Mugabe fin juin.

Des négociations avaient alors été entamées pour tenter de débloquer la situation et Thabo Mbeki, après deux mois d'âpres discussions, avait arraché l'accord du 15 septembre.

Il revient un mois plus tard à la rescousse mais, pour la première fois, sans l'étiquette de chef de l'Etat, son propre parti, le Congrès national africain (ANC) l'ayant poussé à la démission à la fin septembre.

Pour certains analystes sud-africains, il risque d'avoir plus de difficultés à convaincre Robert Mugabe, 84 ans dont 27 au pouvoir.

"L'ancien président n'a pas vraiment d'influence sur Mugabe. C'est pourquoi Mugabe a attribué les ministères sans même attendre l'arrivée du médiateur", a ainsi estimé Moeletsi Mbeki, directeur respecté de l'Institut sud-africain des Affaires internationales et par ailleurs frère de l'ancien chef d'Etat.

Malgré cette ombre, le gouvernement sud-africain a renouvelé mardi sa confiance au médiateur et appelé les parties à former au plus vite leur gouvernement.

"Nous pensons que la situation socio-économique actuelle impose (...) aux dirigeants zimbabwéens d'agir avec la plus grande célérité", a déclaré mardi le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Ayanda Ntsaluba.

L'impatience est grande dans le pays, dont l'économie est en ruine, de voir ce nouveau gouvernement qui pourrait amorcer un changement des politiques économiques et le retour de l'aide internationale.

L'économie zimbabwéenne se caractérise aujourd'hui par une hyperinflation qui dépasse l'entendement à plus de 231 millions pour cent par an, une pauvreté de 80% et des millions de personnes menacées de famine.

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