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Malgré l'échec des négociations, Tsvangirai veut rester optimiste

Les négociations entre le président Mugabe et le leader de l'opposition sur la composition d'un gouvernement étaient encore dans l'impasse vendredi. Morgan Tsvangirai se veut optimiste sur la poursuite des échanges à partir de lundi.

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Voir également notre dossier: "La crise politique au Zimbabwe"

 

Les négociations pour tenter de sauver un accord de partage du pouvoir au Zimbabwe ont échoué vendredi soir après quatre jours de discussions entre le président Robert Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai.

Le chef de l'opposition s'est malgré tout voulu optimiste, espérant que des progrès seraient réalisés la semaine prochaine grâce à l'intervention de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour débloquer cette situation, dans l'"impasse" depuis un mois.

Le président Mugabe a préféré, lui, attendre samedi pour "faire une déclaration complète". "Nous allons vous détailler (les négociations) et vous dire quelle direction sera prise", a indiqué à la presse le chef de l'Etat à l'issue de plus de huit heures de négociations, précisant seulement que les pourparlers étaient "allés dans le mauvais sens".

M. Tsvangirai a également fait ce triste constat. "Malheureusement après quatre jours de négociations, nous avons échoué à nous entendre (...) sur la répartition équitable des ministères et la composition du gouvernement", a-t-il regretté.

"Nous croyons en un gouvernement d'union, les principes de partage du pouvoir doivent (...) être appliqués. Il semble que nous soyons loin de ces principes", a-t-il ajouté.

Le leader de l'opposition a appelé l'Union africaine (UA) et la SADC à intervenir précisant que l'organe de sécurité de la région se réunissait lundi au sujet du Zimbabwe.

"Toutes les parties se sont mises d'accord pour demander à la SADC de mettre fin à cette impasse afin de parvenir à un accord acceptable pour le peuple", a-t-il ajouté. "Nous pouvons espérer des progrès la semaine prochaine".

Cette décision ne réjouit pourtant pas le chef d'une faction dissidente du MDC, Arthur Mutambara, qui a pris part à ces négociations. "Nous allons voir la SADC comme des enfants à qui l'ont dit un tel va gérer le ministère de l'Intérieur, un autre les Finances", s'est indigné M. Mutambara, estimant que "le Zimbabwe mérite de meilleurs leaders".

Pour sortir le pays de la crise, née de la défaite historique du régime aux élections générales fin mars, MM. Mugabe et les leaders de l'opposition ont signé le 15 septembre un accord de partage du pouvoir, prévoyant que le premier reste chef de l'Etat et que M. Tsvangirai deviennent Premier ministre.

Mais ils n'ont jamais réussi à s'entendre sur la composition de leur gouvernement et le président a fini par attribuer le 11 octobre les principaux portefeuilles à son parti, provoquant la colère du MDC.

Pour tenter de sauver l'accord, des négociations délicates s'étaient engagées mardi sous l'égide de l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki, dont la crédibilité est fortement menacé après l'échec de ces discussions.

Autre conséquence de ce blocage: les Etats-Unis et l'Union européenne pourraient imposer de nouvelles sanctions, comme ils l'ont déclaré cette semaine, contre le régime du président Mugabe, 84 ans dont 28 ans au pouvoir.

Il est à la tête d'un pays aujourd'hui en ruine. Cet ancien grenier à blé de la région connaît le plus haut taux d'inflation dans le monde - 231 millions de pour cent - et des millions de personnes sont menacées de famille.

Vendredi, l'association nationale des organisations non gouvernementales (Nango) qui regroupe environ 1.000 organismes, a appelé à la formation rapide d'"un gouvernement responsable (qui) est nécessaire pour prendre des décisions cruciales et sauver la situation".

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