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Revers électoral pour le Premier ministre Topolanek

Le parti social-démocrate tchèque d'opposition (CSSD) s'est largement imposé au premier tour des élections régionales et sénatoriales. Un revers pour le parti libéral ODS du Premier ministre Mirek Topolanek.

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Le Parti libéral ODS du Premier ministre Mirek Topolanek a subi une déroute aux élections régionales tchèques de vendredi et samedi marquées par la victoire éclatante de l'opposition social-démocrate, qui s'est par ailleurs bien placée au premier tour des élections sénatoriales.

Le parti social-démocrate (CSSD) qui considérait le scrutin régional comme un "referendum" sur le gouvernement de centre-droit de M. Topolanek s'est imposé dans toutes les 13 régions et a obtenu 280 de l'ensemble des 675 sièges aux sein des conseils régionaux.

Pour les sénatoriales, qui se tenaient en même temps, les sociaux-démocrates ont remporté un siège au premier tour et sont en ballottage dans 25 des 26 circonscriptions qui seront concernées par le scrutin au second tour. L'ODS aura quant à lui 20 candidats au second tour.

Ces résultats placent en position de force l'opposition de gauche qui compte déposer mercredi une motion de censure contre le gouvernement.

Le second tour des sénatoriales aura lieu les 24 et 25 octobre. A moins de trois mois du début de la présidence tchèque de l'Union européenne, au premier semestre 2009, cette élection risque d'affecter des votes cruciaux sur le Traité de Lisbonne et le déploiement d'un radar antimissile américain.

Malgré leur enjeu local, les régionales étaient considérées comme un test politique pour l'ODS et pour la coalition fragile formée avec les chrétiens-démocrates (KDU-CSL) et les Verts après les législatives de 2006.

"Les électeurs ont souhaité un changement", a affirmé le chef des sociaux-démocrates Jiri Paroubek, avant de se féliciter d'une "victoire grandiose", à l'antenne de la télévision publique CT.

Pendant leur campagne énergique, les sociaux-démocrates ont critiqué les réformes de rigueur menées par le cabinet de M. Topolanek, surtout les franchises payables à chaque visite médicale, par prescription et par journée d'hospitalisation.

"Nous avons payé un tribut pour notre action gouvernementale", a reconnu le chef du gouvernement. Le maire de Prague Pavel Bem, numéro deux de l'ODS, a pour sa part évoqué un "Armageddon régional".

L'ODS avait été affaibli avant ces élections par l'existence d'un groupe "rebelle" dans ses rangs, et par une affaire d'intimidation impliquant deux de ses députés.

Forts d'entre 45 et 65 membres selon l'importance de la région, les conseils régionaux ont notamment des pouvoirs dans les domaines de l'enseignement, de la culture, de l'environnement et des transports régionaux.

Un taux de participation d'environ 40%, relativement élevé pour un scrutin régional et sénatorial en République tchèque, a marqué ces élections.

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