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La chute du prix du pétrole met en péril l'économie

Au Venezuela, la chute du prix du baril de pétrole représente un risque de récession certain pour le premier producteur de brut du continent américain et premier fournisseur des États-Unis.

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En pleine campagne électorale -le 23 novembre, les Vénézuéliens élisent leurs gouverneurs et maires-, la crise financière mondiale ne tombe pas forcément au meilleur moment pour le président Hugo Chavez. "Beaucoup espèrent que la chute du prix du baril de pétrole va nous faire tomber, mais le Venezuela ne va pas s'effondrer comme ça, nous possédons un système consolidé", rassurait-il lors d'un récent meeting. Soucieux, lui aussi, de ne pas succomber au climat de morosité ambiant, Roy Daza, président de la Commission de Politique extérieure de l'Assemblée nationale, faisait le même constat: "Nous sommes assis sur la base d'un système mondial qui a besoin du pétrole pour exister et nous sommes un pays producteur".

 
Pourtant, la chute de plus de 50 % du prix du pétrole en quelques semaines alarme les économistes, certes pour la plupart ralliés au camp de l'opposition. Aux États-Unis, la baisse de la consommation et de la production de biens et services due à la décroissance va forcément se traduire par une demande moindre en carburant et gaz. Or, les États-Unis sont les premiers importateurs de pétrole vénézuélien malgré les mauvaises relations diplomatiques entre les deux pays. Selon les analystes les plus alarmistes, le prix du baril devrait donc continuer à chuter.
 

Les Vénézuéliens se sont déjà préparés au pire

 
Pour beaucoup le calcul est simple, le manque à gagner dû à la chute du prix du baril du pétrole aura un impact notable sur les grands projets sociaux du régime chaviste, certains étant entièrement financés par les recettes de la compagnie pétrolière publique PDVSA , comme les projets agricoles ou encore le programme de construction de logements sociaux.
 
Or, le Venezuela est encore dépendant des importations en matière de produits alimentaires et de certaines ressources naturelles.
 
De leurs côtés, habitués aux constants problèmes d'approvisionnement en produits alimentaires de base, les Vénézuéliens se sont déjà préparés au pire. Dans certains grands supermarchés de la capitale, comme au Centro Plaza dans le quartier huppé de Chacao, on ne trouve ni sucre, ni lait. Des produits de base qui disparaissent régulièrement des rayons en période de récession.
 
Parallèlement, face aux rumeurs récurrentes d'une dévaluation du Bolivar - que d'aucuns prévoient pour fin décembre, au moment des fêtes, juste après les élections régionales de novembre - les entrepreneurs protègent leur épargne en la déposant dans des comptes d'épargne à l'étranger ou en achetant des bons et actions en euros ou en dollars. Ces épargnes sont aujourd'hui directement menacées par la crise.
 

Sécurité alimentaire

 

Quoi qu'il en soit, le Venezuela vit lui aussi, à sa manière, une période de doute. Même si certains effets dévastateurs de la crise financière mondiale ne se font pas encore ressentir, comme s'en félicite le président Hugo Chavez qui y voit là la conséquence de sa politique.

 
Afin d'anticiper les conséquences d'une éventuelle récession, le budget 2008 aurait été calculé sur la base d'un baril de pétrole à 30 dollars. Le gouvernement vénézuélien prétend d'autre part avoir pris les initiatives nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire du pays. Au début de l'année, après s'être libéré de ses dettes, le Venezuela s'est retiré du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale censés, selon Chavez, entretenir la pauvreté dans le monde.

 

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