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Les images d'une bavure policière font scandale

Depuis plusieurs jours circulent dans les médias des images d'un contrôle d'identité où des policiers grecs demandent à un immigré de se déshabiller intégralement en pleine rue. Une bavure qui fait l'effet d'une bombe dans le pays.

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Lors d'un contrôle d'identité, des policiers grecs ont demandé à un immigré de se déshabiller intégralement en pleine rue, sous les yeux des passants. Ces images circulent depuis plusieurs jours dans la plupart des journaux grecs : aussi bien dans "Eleftherotypia", journal de centre gauche que dans "Eleftheros Typos" plutôt de droite. Elles ont été prises par le groupuscule de gauche Arrêter la guerre  et diffusées par le quotidien de centre-gauche "ethno sous le titre "Guantanamo au cœur d'Athènes".

 

Cette révélation a fait l'effet d'une bombe dans le milieu policier déjà sous surveillance après plusieurs accusations pour mauvais traitement. La Direction de la police grecque a ouvert une enquête menaçant que "tout policier éventuellement impliqué dans cette affaire sera soumis à des sanctions disciplinaires". De leur côté, les policiers mis en cause affirment que cet immigré agissait sous influence de drogues et non pas sous leurs ordres.

 

Viols et passages à tabac

 

Il n'empêche, l'opinion publique est en émoi. Entre débats télévisés et discussions dans les tavernes, cette bavure relance la polémique sur les pratiques de la police grecque de manière générale alors que ses actes sont condamnés par les organisations non-gouvernementales comme Médecins sans Frontières ou Amnesty International, qui suivent les policiers grecs de près. Selon Nikolaos Moulkiotis, membre de MSF, "les autorités grecques ont du mal à gérer l'afflux d'immigrés dans le pays, qui sont concentrés dans le centre-ville de la capitale sous forme de ghetto. Bien entendu, cela laisse libre-court à nombre de trafics comme la drogue, la prostitution, etc.. Mais ce n'est pas une raison pour maltraiter ces immigrés ou agir de manière vicieuse. Une chose est sure, cette affaire n'est que la partie émergée de l'iceberg".

 

Et pour cause, rares sont les témoignages ou clichés qui filtrent des pratiques de la police grecque réputées très brutales; viols et passages à tabac ne sont pas rares. Il y a moins d'un an, une vidéo captée par un téléphone portable et diffusée sur Youtube  montrait des policiers grecs installés au commissariat donnant des ordres aux immigrés afghans, pakistanais ou nigérians, d'avoir des relations sexuelles entre eux sous leurs yeux.

 

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