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CRISE FINANCIÈRE

L'Espagne demande à participer aux sommets sur la crise

3 min

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero a exprimé le souhait que son pays soit représenté lors des sommets internationaux sur la crise. Et plaidé pour une participation des pays arabes.

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L'Espagne a réclamé mardi sa place aux futurs sommets mondiaux sur la refonte du système financier alors que le président français avait indiqué envisager des sommets réunissant le G8 (dont l'Espagne ne fait pas partie) et cinq grands pays émergents.

"L'Espagne, pour des raisons objectives et étant donné son poids économique, doit participer" à ces sommets, a déclaré le chef de gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero lors d'une conférence de presse au parlement, insistant sur le fait que l'Espagne était "la huitième puissance économique mondiale".

Le président français Nicolas Sarkozy qui préside l'UE, avait indiqué mardi matin que "la solution la plus simple" pour ces sommets mondiaux serait d'associer les pays industrialisés du G8 (dont l'Espagne ne fait pas partie) aux cinq plus grandes économies émergentes comme la Chine et l'Inde.

Interrogé sur la possibilité d'une participation espagnole à ces sommets, M. Sarkozy avait répondu : "L'Espagne a joué un rôle considérable et M. Zapatero en premier puisque c'est lui qui a proposé la réunion de l'Eurogroupe (du 2 octobre, ndlr). Maintenant ce n'est pas moi qui fais les membres du G8".

"S'agissant du G8, de la place de l'Espagne qui a beaucoup progressé cette année, on peut souhaiter qu'à terme l'Espagne qui est une grande nation, une grande économie, y prenne toute sa place mais ce n'est pas à moi d'en décider", avait poursuivi le chef de l'Etat français.

Si on intègre l'Espagne dans un G8 élargi, "se posera aussi le problème de la Pologne et de ses 38 millions d'habitants", avait encore indiqué M. Sarkozy.

M. Zapatero a reconnu mardi soir à Madrid qu'il y avait "un G8 depuis longtemps" et que "ce genre de chose était difficile à changer".

"Mais lorsqu'il y a un événement de cette nature, la huitième puissance économique mondiale ne peut se taire", a insisté le chef de gouvernement socialiste espagnol.

"L'Espagne, jusqu'à maintenant n'a jamais participé à ces grands conclaves internationaux et je crois que cela va changer", a encore déclaré M. Zapatero.

Il a assuré que le président français s'était montré "très sensible et compréhensif" au sujet de la présence de l'Espagne à ces sommets lors de discussions bilatérales. "L'Espagne doit participer et je crois que cette opinion est partagée par le président Sarkozy", a encore déclaré M. Zapatero.

Le responsable espagnol a également estimé qu'un pays arabe devrait participer à ces sommets: "à mon avis, il doit y avoir aussi un pays arabe important".

Les présidents américain et français George W. Bush et Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso se sont entendus samedi sur l'organisation d'une série de sommets "pour répondre aux difficultés auxquelles est confrontée l'économie mondiale".

Le premier de ces sommets devrait énoncer les principes des réformes jugées nécessaires pour le système financier mondial et serait organisé peu après la présidentielle américaine du 4 novembre tandis que les suivants serviraient à appliquer les mesures décidées.

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