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ISRAËL

Livni en difficulté pour former un gouvernement d'union

Texte par : Jean EL LAFFI
3 mn

Le parti ultra-orthodoxe Shass n'accepte pas les conditions posées par Tzipi Livni pour rejoindre une coalition. Le chef de Kadima peine à former un gouvernement d'union viable, et risque de devoir passer par des législatives anticipées.

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La direction du parti ultra-orthodoxe Shass a annoncé, vendredi, qu’elle refusait de participer au gouvernement de coalition que doit former l'actuelle ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni. La nouvelle patronne de Kadima, le parti au pouvoir en Israël, avait lancé un ultimatum à ses alliés potentiels, leur donnant jusqu’à dimanche pour intégrer son gouvernement. Si, d’ici là, aucun accord n’est trouvé, des législatives anticipées devraient être organisées début 2009.


Le Shass, troisième parti d’Israël avec 12 des 120 sièges que compte le Parlement, avait posé deux conditions à sa participation : la revalorisation des aides sociales allouées par l'Etat aux Israéliens et le rejet de toute forme de négociation avec les Palestiniens sur le statut de Jérusalem-Est annexée par Israël.


Livni dans l’impasse ?


Mission impossible pour Tzipi Livni qui, en ces temps de crise financière internationale, ne peut se permettre de réévaluer les aides sociales, ni de compromettre le processus de paix en cessant toute discussion sur le statut de Jérusalem-Est.


Le désistement du Shass signifie-t-il toutefois que la chef de la diplomatie israélienne est dans l'impossibilité de former son gouvernement ? Pour la correspondante de FRANCE 24 à Jérusalem, Leila Auda, "Livni n'a plus vraiment le choix. Elle affronte une bande d'opposants aussi résolus les uns que les autres à avoir sa peau, les plus illustres étant l’ancien chef du gouvernement Ehud Olmert et son ex-vice Premier ministre Shaul Mofaz."


Selon Leila Auda, si, d'ici à dimanche, le Shass maintient sa décision, il ne restera à Livni que deux options. La première : former un gouvernement de coalition bancal, avec des formations à faible représentativité, tel le Parti des retraités, et prendre ainsi le risque de rendre le tablier à la moindre secousse politique. La deuxième : avoir le courage d’annoncer son échec au président Shimon Pérès qui, le cas échéant, convoquera des élections anticipées sous 90 jours.

 

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