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Mugabe et l'opposition se disputent l'Intérieur

Robert Mugabe, l'opposition zimbabwéenne et les responsables de la SADC se sont séparés sans être parvenus à une solution, à l'issue d'un sommet régional. Les discussions achoppent sur l'attribution du ministère de l'Intérieur.

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Le sommet régional consacré à la crise politique au Zimbabwe s'est conclu lundi sur une impasse, mais les négociations devraient se poursuivre pour tenter de parvenir à un partage du pouvoir entre le président Robert Mugabe et l'opposition conduite par Morgan Tsvangirai.

Tsvangirai, chef de file du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a déclaré à l'issue du sommet organisé à Harare sous l'égide de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) que les discussions n'avaient apporté aucune bonne nouvelle.

Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti, a annoncé qu'un nouveau sommet réunissant l'ensemble des 15 nations de la SADC allait être organisé d'urgence pour tenter de sortir de l'impasse.

Le sécrétaire général de la SADC, Tomaz Salamao, a précisé que ce nouveau sommet régional pourrait avoir lieu cette semaine ou la semaine prochaine.

Dans un communiqué, la SADC a indiqué que le point d'achoppement concerne l'attribution du ministère de l'Intérieur qui a en charge les forces de police.  "Ce sommet extraordinaire enregistre avec inquiétude le désaccord quant à l'attribution de ce ministère et appelle les parties en présence à parvenir à un accord," indique le texte.

La réunion de lundi avait pour objectif d'aplanir les divergences entre le président Robert Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai. Le 15 septembre, les deux hommes avaient signé un accord de principe sur le partage du pouvoir accordant le poste de Premier ministre à Tsvangirai. Mais l'épineuse question de la répartition des portefeuilles gouvernementaux a replongé le Zimbabwe dans la crise.


L'inquiétude de Ban Ki-Moon

Le sécrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon qui suit avec attention les négocitations s'est déclaré "inquiet" du coût humain qui résultait de cette absence d'accord.  "Il est profondément inquiet de la situation de la population du Zimbabwe dans les campagnes et dans les zones urbaines car celle-ci doit faire face à des pénuries alimentaires, mais aussi à l'absence de soins médicaux, d'eau potable et de services élémentaires", affirme un communiqué.  "Il est urgent de sortir de l'actuelle impasse afin qu'une reprise puisse être entamée", ajoute le texte.


Dans la journée, l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki s'était pourtant déclaré confiant. Le médiateur régional, qui poursuit ses efforts de bons offices malgré son départ forcé de la présidence sud-africaine, s'était dit "très optimiste" quant à la possibilité de surmonter les différends sur l'attribution des principaux ministères. "Nous espérons que la réunion avec la troïka de la SADC mettra un terme à la saga de la répartition des ministères d'une
manière ou d'une autre", avait déclaré dans les colonnes du quotidien Herald, Patrick Chinamasa, négociateur en chef de la Zanu-PF, le parti de Mugabe, avant l'ouverture du sommet.

Les analystes estimaient que les chances de réussite de ce sommet dépendaient en grande partie des pressions que la SADC parviendrait à faire peser sur Mugabe et Tsvangirai.

Tsvangirai, chef de file du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), avait boycotté un premier sommet prévu la semaine passée au Swaziland, affirmant que Mugabe avait refusé de lui accorder un passeport.

Le sommet régional d'Harare a réuni Tsvangirai, Mugabe, Arthur Mutambara, leader d'une faction dissidente du MDC, Mbeki et les dirigeants de l'Afrique du Sud, du Swaziland, de l'Angola et du Mozambique.

Tsvangirai, qui devrait occuper le poste de Premier ministre en cas d'accord, reproche à Mugabe de vouloir minimiser son rôle en n'accordant aux membres de son parti que des portefeuilles ministériels mineurs.

De son côté, Mugabe accuse Tsvangirai de vouloir opérer un transfert du pouvoir et non de procéder à un réel partage.

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