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FRANCE - PRESSE

Une grève empêche la parution de quotidiens nationaux

Texte par : AFP
3 min

La grève d'une partie des ouvriers du Livre des NMPP, chargées de la distribution des titres de presse, paralysent la parution de quotidiens nationaux. Après le Monde mercredi, La Croix, le Figaro et la Tribune, ne paraîtront pas ce jeudi.

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De nombreux quotidiens nationaux seront absents des kiosques jeudi, en raison d'une grève d'une partie des ouvriers du Livre, qui a déjà provoqué la non-parution du Monde mercredi.

Les ouvriers du Livre du SGLCE-CGT des NMPP, principale société chargée de la distribution de la presse, se sont mis en grève mercredi matin pour protester contre un plan de restructuration de la direction et demander l'ouverture de "vraies négociations".

Alors que la direction a affirmé que "ni (les NMPP), ni les éditeurs" ne cèderaient plus au "chantage", le SGLCE-CGT a confirmé en fin d'après-midi que les ouvriers du Livre des NMPP "ne travailleront pas (mercredi) soir" et "poursuivront leur mobilisation" jeudi.

Les NMPP ont indiqué dans la nuit que de nombreux quotidiens nationaux ne paraîtraient pas jeudi matin en raison de ce mouvement.

Après le Monde, qui n'est pas paru mercredi après-midi, La Croix, Le Figaro et La Tribune, ont notamment annoncé qu'ils ne seraient pas imprimés, mais que leurs éditions seraient disponibles sur internet.

La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a  dénoncé cette "prise en otage" des quotidiens, tandis que l'UMP condamnait ces "exactions".

Les ouvriers du Livre des NMPP protestent contre un plan de la direction, baptisé Défi 2010, qui prévoit la fermeture ou la relocalisation de centres de traitement de la presse, ainsi qu'un plan de départs de 350 personnes sur les 3.000 salariés que compte le groupe.

Un autre volet est axé sur l'accroissement du nombre et de la rémunération des marchands de journaux, et sur l'amélioration de l'offre.

Au cours des derniers mois, les ouvriers du Livre des NMPP ont multiplié les mouvements pour réclamer des solutions alternatives et notamment le maintien d'un grand centre de traitement des magazines.

Ces perturbations, qui ont déjà entraîné la non-parution des quotidiens mi-septembre, ont coûté "plusieurs millions d'euros" au secteur, selon la direction.

La situation s'est durcie la semaine dernière, avec le blocage pendant sept heures du siège de Lagardère Active, l'opérateur des NMPP.

Vendredi, des responsables des NMPP, de Lagardère et du SGLCE-CGT avaient tenu une réunion de "sortie de conflit" et un texte a été ouvert à la signature.

Mais dimanche, les ouvriers du Livre ont empêché en majeure partie la publication du Journal du Dimanche, un des titres de Lagardère.

Tôt mercredi, quelque 300 ouvriers du Livre se sont rassemblés devant le siège parisien des NMPP. Selon les NMPP, un manifestant a brisé une vitre à l'aide d'une masse et a été interpellé. C'est à la suite de ces incidents que les ouvriers du Livre se sont mis en grève.

Fait inhabituel, la Fédération des travailleurs des industries du Livre, du papier et de la communication CGT (Filpac-CGT), qui chapeaute le Syndicat du Livre (SGLCE-CGT), a publié un communiqué pour se démarquer de l'appel à la grève et demander l'application de la solution négociée vendredi.

"On est franchement contre une non-parution (des journaux, NDLR) ce soir. Ceux qui la veulent prendront leurs responsabilités", a déclaré Jean Gersin, secrétaire au Filpac-CGT.

Ce responsable a fustigé "ceux qui se prétendent être dirigeants syndicaux et qui ont en fait un double langage, qui disent d'un côté il faut aller à la guerre et qui de l'autre passent des accords avec les NMPP".

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