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CRISE FINANCIÈRE

Les usines du Cambodge tournent au ralenti

Texte par : Michaël SZTANKE
2 min

Depuis le début de la crise financière, les usines de textile cambodgiennes licencient à tour de bras. Faute de commande, les chaînes de production se vident et l'économie du pays tout entier vacille.

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Hom Chau est une banlieue ouvrière a la sortie de Phnom Penh, une sorte de Far West industriel. Sur plusieurs kilomètres s’étendent des centaines d’usines et de dortoirs pour ouvrières. 30 000 jeunes femmes travaillent ici, au cœur du nouvel eldorado des sous-traitants du monde entier.


Depuis le mois de juillet 2008, les commandes ont diminué et une ouvrière cambodgienne sur cinq a perdu son emploi.


Avec la crise financière, les sous-traitants asiatiques du Cambodge qui exportent vers les Etats-Unis ressentent cruellement la baisse de la demande américaine. Les conséquences de ce ralentissement prennent au Cambodge une tournure dramatique. Le pays dépend en effet entièrement de ses exportations de textile vers les Etats-Unis.

 

"Le pire est à venir pour notre pays si l’économie américaine continue a ralentir. Je suis très pessimiste", s’inquiète l’économiste cambodgien Kang Chandararot, car "environ 70% de nos exportations sont pour le marché américain, et pour le moment il y a une chute des prix et un ralentissement de l’économie américaine. On a déjà une baisse de 10% de nos exportations".

 

Les entreprises chinoises sont légions au Cambodge et leur présence pourrait s’accentuer avec la crise américaine. Des dizaines d’entre elles délocalisent à présent leur production au Cambodge, après avoir fermé leurs portes dans le sud de la Chine où les coûts d’implantations et de productions sont moins élevés.

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