Accéder au contenu principal

Barack Obama, premier président noir des États-Unis

Couvertes de tee-shirts, de badges et de chapeaux à l’effigie du futur président Barack Obama, 125 000 personnes se sont rassemblées au bord du lac Michigan pour un meeting de victoire qui clôture l’élection de tous les records.

PUBLICITÉ

Cliquer ici pour lire le compte-rendu de l'annonce des résultats.


Lisez le portrait : Barack Obama, une révolution tranquille.

Lire aussi le carnet de route de nos envoyées spéciales à Chicago, Leela Jacinto et à Phoenix, Marie Valla.

 

Derrière lui, les lumières de Chicago d’un côté, le lac Michigan de l’autre. Barack Obama donne son discours de victoire à une foule de sympathisants en délire, clôturant une course présidentielle qui a vu les Américains porter pour la première fois un Noir à la Maison Blanche. 

 

Devant une marée de T-shirts imprimés à son nom, dans la ville où il a débuté sa carrière, le président élu martèle une nouvelle fois son message de changement.

 

"Cela a pris longtemps, mais ce soir… Le changement est arrivé en Amérique", déclare Obama. La foule rugit.

 

Le discours enfle, interrompu par le public qui scande : "O-ba-ma, O-ba-ma !" Le futur président démocrate annonce les difficultés à venir. "La route sera longue. L’ascension sera rude," dit-il avant d’ajouter, "mais, Amérique, je n’ai jamais été aussi optimiste que ce soir. Nous y arriverons. Je vous promets qu’en tant que peuple, nous y arriverons."

 

La réponse de la foule explose comme un coup de tonnerre : "Oui, nous pouvons !"

 

Obama enchaîne, avec la verve qui a fait son succès tout au long de la campagne : "C’est la réponse à ceux à qui l’on dit depuis si longtemps d’être cyniques et craintifs, de douter de ce que l’on peut accomplir. Ils ont pris en main la courbe de l’histoire et l’ont réorientée vers l’espoir d’un meilleur jour."

 

 

 

"J’ai choisi d’y croire"

 

Dans la salle de presse de Grant Park, peu après le discours, le directeur de campagne d’Obama, David Axelrod, affirme qu’il se prépare à cette victoire depuis le début. "J’avais une croyance profonde en lui et dans le pays," déclare ce consultant de Chicago qui connaît Obama depuis les années 1990. "J’ai choisi d’y croire et j’en suis très heureux."

 

Parmi les quelque 125 000 personnes regroupées dans le parc, nombreuses sont celles qui voient dans la victoire d’Obama plus qu’un succès politique.

 

"Je suis si heureuse que ma grand-mère de 92 ans soit encore en vie aujourd’hui. Elle a insisté pour voter," lance Sheri Riley, 41 ans. "Elle ne pensait pas vivre assez longtemps pour voir un Noir à la Maison Blanche. Et je suis si heureuse que ma fille d’un an grandisse en sachant qu’un Noir, un Latino ou n’importe qui peut être président des Etats-Unis. Aujourd’hui, tout commence."

 

"Fière de chaque Américain"

 

Quelques jours avant l’élection du 4 novembre, Obama avait annoncé qu’il terminerait sa campagne dans ce majestueux jardin au bord du lac Michigan, au centre de Chicago. Mais ses conseillers avaient veillé à ne pas présenter l’événement comme un meeting de victoire.

 

Pourtant, les organisateurs de cette soirée ont tout prévu.

 

Quelques instants avant l’arrivée d’Obama, le parc tout entier chante et danse au son de la chanson des Blues Brothers "Sweet Home Chicago". Lorsque les dernières notes de musique s’évanouissent dans l’air nocturne, un documentaire démarre, exprimant l’espoir de changement d’Américains ordinaires.

 

L’ambiance, festive depuis le début de la soirée, tourne à l’euphorie à 22 heures locales lorsque les médias américains annoncent la victoire d’Obama dès la clôture des derniers bureaux de vote sur la côte Ouest.

 

Les cris se font assourdissants. Certains fondent en larmes en entendant les résultats.

 

"Nous avons gagné, nous sommes unis. L’Amérique est unique. Je suis si fière, fière de chaque Américain qui a voté pour lui," s’exclame entre deux sanglots Joelle Ekindi, 24 ans, née à Chicago.

 

A ses côtés, Andrew Quinlan secoue la tête, en état de choc. "Les mecs, je n’ai pas encore digéré", articule cet habitant de Chicago de 26 ans. "C’est énorme. C’est énorme, je n’arrive pas à y croire. J’y arriverai plus tard, mais pas pour l’instant."

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.