Accéder au contenu principal
COLOMBIE

Le chef d'état-major de l'armée démissionne

Texte par : AFP
2 min

Le général Mario Montoya, chef d'état-major de l'armée colombienne, a annoncé qu'il quittait son poste après qu'une enquête a mis en cause de nombreux officiers dans la disparition de jeunes civils exécutés mais déclarés morts au combat.

Publicité

Le chef de l'armée colombienne, le général Mario Montoya, a annoncé sa démission mardi, à la suite de la destitution de plusieurs militaires de haut rang pour leur implication présumée dans des exécutions extrajudiciaires.

"A partir de maintenant, c'est comme général à la retraite que je continuerai à avoir les mêmes convictions de foi et d'amour pour l'armée et la patrie", a-t-il affirmé dans une déclaration laconique depuis l'état-major à Bogota.

M. Montoya avait notamment dirigé l'opération "Jaque" qui avait permis de libérer le 2 juillet dernier la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, de même que 14 autres otages dits politiques, dont trois Américains, retenus par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

La semaine dernière, le gouvernement colombien a opéré une purge sans précédent dans l'armée, en démettant de leur fonction trois généraux et 24 autres officiers et sous-officiers dans le cadre du scancale des exécutions extra-judiciaires.

Ces militaires avaient tous été sanctionnés dans le cadre de l'enquête ouverte sur la disparition d'une vingtaine de jeunes dans des quartiers pauvres du sud de Bogota.

Les jeunes disparus avaient été déclarés morts au combat dans les rangs des Farc dans le département Norte de Santander (nord-ouest), à peine quelques jours après leur disparition signalée à Bogota.

Ces "morts au combat" ont paru peu vraisemblables à leurs proches, estimant peu crédible qu'ils aient pu en seulement quelques jours rejoindre la guérilla marxiste, recevoir une formation et participer à des opérations.

Lorsque le scandale a éclaté fin septembre -- après la découverte de 19 cadavres dans des fosses communes du nord-ouest du pays, à Ocana -- certains ont fait le rapprochement avec la pratique dite des "faux positifs", selon laquelle des unités de l'armée colombienne exécute des civils pour gonfler les chiffres de guérilleros tués et obtenir ainsi des récompenses.

Cette pratique a été amplement dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty international, mardi.

En 2007, selon cette ONG, 330 exécutions extrajudiciaires par les forces de l'ordre ont été comptabilisées, contre 220 en moyenne en 2004-2006 et environ 100 en 2002.
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.