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Le FMI offre un prêt de 16 milliards de dollars à l'Ukraine

Le Fonds monétaire international a accordé un prêt de 16,4 milliards de dollars à l'Ukraine, pays mis à mal par la crise financière. Kiev a adopté le 1er novembre un plan de sauvetage économique, selon la volonté du FMI.

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Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé mercredi un prêt de 16,4 milliards de dollars pour l'Ukraine, destiné à aider ce pays à surmonter les difficultés nées de la crise financière mondiale.

L'approbation par le conseil d'administration du FMI de ce prêt annoncé le 26 octobre permet le déblocage immédiat d'environ 4,5 milliards de dollars.

Elle intervient cinq jours après l'adoption par le parlement ukrainien d'un plan de sauvetage économique qu'avait réclamé le Fonds avant de verser ce crédit. Ce plan institue un fonds de stabilisation financé par les revenus des privatisations, une meilleure protection des dépôts bancaires des particuliers, l'acquisition par l'Etat de parts dans des banques en difficulté, et une plus grande discipline budgétaire.

"Une mise en oeuvre résolue de ce programme devrait aider à ramener l'inflation sous les 10% d'ici à la fin du programme", a estimé dans un communiqué le directeur général adjoint du Fonds, Murilo Portugal.

Le prêt prend la forme d'un "accord de confirmation" ("stand-by arrangement") de 24 mois. Cette procédure autorise un Etat-membre à puiser dans le Compte des ressources générales du Fonds pour affronter un déséquilibre temporaire de ses finances.

M. Portugal a également souligné que l'engagement des principaux partis ukrainiens en faveur de ce plan "donne confiance en la réussite de ce programme pour stabiliser les conditions économiques et financières du pays".

L'Ukraine, confrontée à une crise des liquidités et à la chute des cours de l'acier, devient ainsi le premier pays à obtenir le déblocage des fonds promis en octobre à certains Etats mis en grande difficulté par la brusque aggravation de la crise financière mondiale.

L'Ukraine prévoit pour 2009 "une chute du PIB, une baisse allant jusqu'à 40% de la demande extérieure pour les produits ukrainiens, et une croissance industrielle à zéro, ou dans le meilleur des cas de 2-3%", selon un responsable de l'administration présidentielle, Olexandre Chlapak.

C'est l'un des pays émergents les plus touchés par la crise, au côté de la Hongrie, qui s'est elle aussi vu promettre une aide "substantielle" du FMI.

Le Fonds a en outre donné son feu vert pour un prêt de 2,1 milliards de dollars à l'Islande, du jamais vu pour un pays d'Europe de l'Ouest depuis plus de 30 ans. Les prêts à l'Islande et à la Hongrie doivent être prochainement examinés par le conseil d'administration du FMI.

Le plan anti-crise adopté par Kiev à la demande du FMI prévoit notamment un fonds de stabilisation financé par les revenus des privatisations pour accorder des crédits aux banques et entreprises qui n'arrivent pas à refinancer leurs dettes à l'étranger en raison du manque global de liquidités.

Cette législation doit aussi assurer une meilleure protection des dépôts bancaires des particuliers, permettre à l'Etat d'acquérir des parts dans des banques en difficulté et introduire une plus grande discipline budgétaire, notamment par la réduction de certaines subventions sociales.
 

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