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CRISE FINANCIÈRE

Les places boursières asiatiques continuent à baisser

Texte par : AFP
5 min

La Bourse de Tokyo a clôturé en recul de 1,29 %, à l'image de l'ensemble des marchés asiatiques en baisse après les annonces sur la dégradation de la santé des entreprises, en particulier du géant américain General Motors.

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La plupart des marchés d'Asie reculaient légèrement mercredi, tiraillés entre l'intarissable flot de mauvaises nouvelles en provenance des entreprises et l'annonce aux Etats-Unis d'un plan pour aider les propriétaires n'arrivant plus à rembourser leur logement.

La crainte d'un effondrement du géant automobile américain General Motors et du cataclysme que cela provoquerait pour l'économie mondiale continuait à peser sur l'humeur des investisseurs, lesquels sont également inquiets pour la consommation aux Etats-Unis à l'approche des fêtes de fin d'année.

Vers 04H45 GMT, la Bourse de Tokyo s'affichait en baisse de 0,77%, se redressant après avoir chuté de plus de 2% en matinée. Hong Kong cédait au même moment 1,87%, Shanghai 0,82%, Sydney 1,10%, Singapour 1,25%, Bombay 0,53%, Bangkok 1,70% et Taipei 0,32%. Séoul gagnait au contraire 0,42%.

"L'économie mondiale continue de faiblir à cause des problèmes aux Etats-Unis", a commenté Hiroishi Nishi, courtier chez Nikko Cordial à Tokyo. Selon lui, les investisseurs "sont tiraillés entre le pessimisme et l'espoir de nouvelles mesures de relance" en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.

A la Bourse de New York, l'indice Dow Jones a terminé mardi en baisse de 1,99%, réduisant ses pertes après l'annonce par Washington d'un plan destiné à aider les propriétaires immobiliers ayant du mal à rembourser leurs dettes.

Ces mesures sont destinées à prévenir la saisie des logements par le biais d'une modification des termes des emprunts immobiliers. Ce dispositif pourrait concerner une grande partie des 7,3 millions de foyers qui risquent de faire défaut sur leur emprunt immobilier entre 2008 et 2010.

En Allemagne, la banque immobilière Hypo Real Estate (HRE), en grosses difficultés depuis l'aggravation de la crise financière mi-septembre, a annoncé mercredi une perte nette de 3,1 milliards d'euros pour le troisième trimestre 2008, beaucoup plus lourde qu'attendue par les analystes.

Après l'immobilier et les banques, le secteur automobile est désormais au centre de toutes les inquiétudes mondiales. Mardi à Wall Street, l'action General Motors a reculé de 13,10% à 2,92 dollars, au plus bas depuis 65 ans, après avoir déjà chuté de plus de 20% lundi. Les analystes de la Deutsche Bank ont même prévenu qu'elle pourrait bientôt ne plus rien valoir du tout.

Selon le New York Times, le président élu Barack Obama a demandé à George W. Bush d'apporter une aide immédiate au secteur automobile américain, lors de leur premier entretien à la Maison Blanche depuis l'élection. Des informations que la présidence américaine s'est toutefois refusée à confirmer.

En Espagne, plus d'un millier de salariés du groupe automobile japonais Nissan ont manifesté mardi, certains avec violence, à Barcelone (nord-est), pour protester contre un projet de 1.680 licenciements.

En Suède, Volvo a annoncé 900 suppressions d'emplois supplémentaires, qui viennent s'ajouter aux 2.850 déjà annoncées en plusieurs fois par le groupe.

Sur le marché des changes, l'euro est repassé mercredi sous la barre de 1,25 dollar pour la première fois en deux semaines, tandis que le yen continuait à s'apprécier face aux devises européenne et américaine. Les signes d'aggravation de la crise économique entraînent un retour des investisseurs vers le dollar, même si la situation aux Etats-Unis n'est guère réjouissante.

Les investisseurs attendent nerveusement les statistiques des ventes de détail et de la confiance des consommateurs américains, vendredi.

Les cours du pétrole poursuivaient leur repli mercredi, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre reculait de 38 cents à 58,95 dollars le baril dans les échanges matinaux en Asie.

Mardi, le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé les Etats à prendre des mesures budgétaires coordonnées, comme des baisses d'impôts et une augmentation des dépenses publiques. Ce discours a été relayé par le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia. "Sans coordination, les plans (de relance) adoptés au niveau national ne seront pas aussi efficaces qu'ils devraient l'être", a-t-il indiqué.

Dimanche, la Chine a dévoilé un plan de relance de 455 milliards d'euros jusque fin 2010, provoquant un éphémère vent d'optimisme sur les marchés.

Alors que les moteurs de la croissance calent les uns après les autres, Washington et Bruxelles ont souhaité que le sommet du G20, samedi à Washington, envoie un "signal clair" sur la libéralisation du commerce mondial.

Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20, qui rassemble les grands pays industrialisés et émergents, doivent chercher un terrain d'entente face à la crise financière. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a cependant estimé qu'il n'y avait "pas grand chose à attendre" du sommet, "qui n'est qu'un début, même s'il est prometteur".

La Banque mondiale a annoncé qu'elle allait presque tripler ses capacités de prêt aux pays en développement, en engageant jusqu'à 100 milliards de dollars sur trois ans pour empêcher une propagation de la crise à leurs systèmes financiers.

Pour échapper à la glauque réalité économique, beaucoup se réfugient dans les mondes virtuels: selon une étude, les ventes de jeux vidéos ont continué d'augmenter fortement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne au troisième trimestre, le secteur ne semblant pas du tout souffrir de la crise.

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