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Paris veut rapprocher l'UE et Tbilissi

À la veille du sommet UE-Russie qui doit se tenir à Nice, le président français Nicolas Sarkozy a proposé à son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili, en visite à Paris, un "partenariat privilégié" entre Tbilissi et les Vingt-Sept.

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La France souhaite oeuvrer pour le "rapprochement de l'Union européenne et de la Géorgie" visant à l'établissement, d'ici "quelques années", d'un "partenariat privilégié" entre Tbilissi et l'UE, a indiqué jeudi l'Elysée.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a été reçu jeudi par le président Nicolas Sarkozy, également président en exercice du Conseil européen, à la veille d'un sommet entre l'UE et la Russie.

"Le fait que le président de la République ait tenu à recevoir M. Saakachvili à la veille du sommet avec la Russie montre que la France et l'Europe restent solidaires de la Géorgie et engagées à ses côtés", a-t-on affirmé à l'Elysée.

Selon la même source, le président Sarkozy a également réitéré auprès de son homologue géorgien "la position très ferme de l'UE en faveur de l'intégrité territoriale de la Géorgie".

Deux régions de la Géorgie, l'Ossétie du sud et à l'Abkhazie se sont autoproclamées indépendantes cet été. Moscou a reconnu ces indépendances.

Toujours selon l'Elysée, "la Géorgie souhaite accélerer son rapprochement avec l'Union européenne. On est tout à fait d'accord avec elle" car sa "meilleure garantie de sécurité et de prospérité, ce n'est pas de se réarmer mais de tisser des liens très forts avec l'ouest, notamment l'UE".

"A terme, on peut penser pour la Géorgie à un statut un peu comparable à celui qui est actuellement en négociation entre l'UE et l'Ukraine", c'est-à-dire une sorte de "partenariat privilégié, qui ne représente pas en tant que tel une perspective d'adhésion mais qui va aussi loin que possible dans l'association", a-t-on ajouté de même source.

"C'est une idée que la France veut promouvoir notamment dans le cadre du partenariat oriental. A la suite de la crise en Géorgie cet été, l'UE a pris conscience qu'il lui fallait vraiment développer sa coopération avec les pays européens non membres de l'Union, tels que l'Ukraine, la Géorgie, l'Arménie.

"Il faut commencer à travailler à (ce projet de partenariat) sans délai.  Nous n'imaginons pas l'avenir de la Géorgie sans l'Europe. La France peut jouer le rôle principal dans ce rapprochement", a affirmé de son côté à la presse le président Saakachvili.
 

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