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JUSTICE - TPI

La Serbie toujours sans trace de Ratko Mladic

Texte par : AFP
3 min

Le gouvernement serbe s'est montré sceptique sur l'opportunité de la visite en Serbie du procureur du TPI, Serge Brammertz, alors que la recherche de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic (photo), se poursuit.

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Le gouvernement serbe n'a pas caché son pessimisme quant aux résultats de la visite lundi et mardi en Serbie du procureur du TPI, Serge Brammertz, en ajoutant n'avoir aucune information sur l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, depuis 2006.

Cette visite de deux jours "n'apportera rien de particulier car (Ratko) Mladic n'est pas à La Haye", où siège le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI), a déclaré dimanche soir à la télévision B92 le ministre serbe chargé de la coopération avec le TPI, Rasim Ljajic.

"Nous n'avons aucune trace menant à Ratko Mladic", a-t-il ajouté.

Le général Mladic est inculpé depuis 1995 pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité par le TPI pour son rôle pendant les guerres de Bosnie (1992-1995).

"Il est évident qu'il se cachait en Serbie jusqu'en 2006, mais nous n'avons pas d'information pour la période allant de la première moitié de 2006 jusqu'à aujourd'hui (...) En ce moment, personne ne peut dire, 'Mladic est en Serbie' ou 'Mladic n'est pas en Serbie'", a poursuivi M. Ljajic.

M. Ljajic a admis que seul un résultat concret pourrait débloquer le rapprochement de la Serbie à l'Union européenne (UE).

"Il nous faudrait un miracle (...) La communauté internationale n'est pas intéressée par nos efforts, nos activités. La communauté internationale est uniquement intéressée par un résultat concret", a-t-il déclaré.

"Sans Mladic à La Haye, les Pays-Bas continueront de bloquer notre adhésion à l'Union européenne et des responsables néerlandais nous l'ont signifié il y a deux jours", a poursuivi M. Ljajic.

Le TPI réclame l'arrestation de Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, ainsi que celle de Goran Hadzic, un ancien responsable des Serbes de Croatie, pour que la Serbie puisse se rapprocher de l'UE.

Le rapport que M. Brammertz présentera en décembre devant le Conseil de sécurité de l'ONU et où il évaluera le degré de coopération de Belgrade avec le TPI sera crucial dans la décision des Européens de débloquer ou pas les perspectives européennes de la Serbie.

"M. Brammertz ne donnera probablement pas une évaluation positive" de cette coopération "mais elle ne sera pas entièrement négative car il s'agit d'un rapport concernant les six derniers mois au cours desquels la Serbie a arrêté Radovan Karadzic", l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, a estimé M. Ljajic.

M. Brammertz est arrivé dimanche à Belgrade et devait entamer ses entretiens lundi matin avec M. Ljajic, avant de rencontrer le Procureur serbe pour les crimes de guerre, Vladimir Vukcevic.
 

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