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Sao Paulo accueille la première conférence sur les biocombustibles

Le Brésil, premier exportateur mondial d'éthanol, organise à Sao Paulo la première conférence mondiale sur les biocombustibles. Une quarantaine de pays y sont représentés. Le Brésil devrait tenter d'y défendre son éthanol.

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Les représentants d'une quarantaine de pays se sont retrouvés lundi à Sao Paulo à l'initiative du Brésil qui cherche à promouvoir son importante production d'éthanol face aux critiques et en pleine chute du prix du pétrole.

Le Brésil est le premier exportateur mondial d'éthanol et le deuxième producteur, après les Etats-Unis.

La 1ère Conférence mondiale sur les biocombustibles doit durer une semaine. Elle devait débuter par trois jours de discussions entre experts (universitaires, chefs d'entreprises, écologistes) avant de se réunir au niveau ministériel.

Mais elle s'est ouverte sans le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui devait initialement prononcer un discours à l'ouverture des travaux. Aucun chef d'Etat n'était non plus attendu à Sao Paulo, comme l'espérait le Brésil.

Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a cherché à minimiser ces absences. Réunir plus de quarante pays, "cela n'est pas rien, surtout en cette période de crise mondiale", a-t-il dit dans une interview au journal O Estado de Sao Paulo.

Car depuis l'été, les priorités ont été bouleversées par la crise financière. Quand le pétrole avait flirté à la mi-juillet avec les 150 dollars le barril, le géant sud-américain espérait doper ses ventes de biofuel qu'il fabrique à partir de la canne à sucre.

Il visait en particulier l'Union européenne qui a proposé que les biocarburants constituent dix pour cent de la consommation des véhicules de ses 27 pays membres d'ici à 2020.

Mais aujourd'hui, avec un prix du pétrole à moins de 60 dollars le barril, l'élan politique dans le monde en faveur des biocarburants est en train de retomber.

"Avec le niveau de prix actuel, l'éthanol perd de sa compétitivité à l'exportation", a déclaré la semaine dernière au quotidien Folha de Sao Paulo Alexandre Pirillo Franceschi, patron de la société Usina Alvorada.

Avec la crise, les critiques contre l'éthanol accusé d'être en partie responsable de la crise alimentaire mondiale, ont aussi perdu de leur force.

Le Brésil a fait valoir que la production d'alcool à partir de la canne à sucre ne concurrençait pas les cultures vivrières.

"Nous avons décidé d'ouvrir une large discussion parce que le Brésil souhaite la transparence sur cette question", a affirmé Celso Amorim.

La chef de cabinet de Lula, Dilma Roussef, qui représentait le chef de l'Etat, a elle aussi rejeté les critiques et a affirmé que les biocarburants "améliorent les conditions de vie d'innombrables personnes sur la planète". Selon elle, ils permettent d'offrir "une alternative pour les grands défis auxquels le monde fait face comme la sécurité energétique, le changement climatique, le développement durable et l'alimentation mondiale".

Néanmoins, un groupe d'organisations paysannes et d'écologistes brésiliens devaient tenir une réunion parallèle pour contester les arguments du gouvernement brésilien en faveur des biocarburants.

Ce contre-forum devait aussi étudier les accusation de travail forcé, de dégats environnementaux et de saisies de terres provoquées par l'industrie de l'éthanol, ont-ils indiqué dans un communiqué.
 

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