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Vives tensions à Bangkok après l'état d'urgence

Alors que l'état d'urgence a été proclamé, jeudi, autour des aéroports de Bangkok, les manifestants se disent prêts à se battre "jusqu'à la mort". De son côté, la police assure qu'elle privilégiera le dialogue plutôt que la force.

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Avant de recourir à la force, la police thaïlandaise négociera avec les manifestants antigouvernementaux qui bloquent les deux aéroports de Bangkok, a déclaré vendredi un commandant de la police.

Jeudi soir, le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a proclamé l'état d'urgence autour des aéroports Suvarnabhumi (vols internationaux) et Don Mueang (vols intérieurs), ce qui donne des pouvoirs étendus aux forces de sécurité pour rétablir l'ordre.

Les deux aéroports ont été assiégés cette semaine par des milliers de manifestants d'obédience royaliste qui cherchent à renverser le gouvernement.

"Nous utiliserons la manière douce dans un premier temps", a déclaré à l'AFP Piya Sorntrakoon, commandant adjoint d'une force de police régionale qui a autorité sur neuf provinces du royaume.

"La priorité est de négocier (avec les manifestants) et de ne pas les réprimer immédiatement, nous sommes tous Thaïlandais", a ajouté ce responsable policier.

"Nous entrons en contact avec leurs leaders maintenant", a-t-il dit.

Outre les deux aéroports, les manifestants, regroupés au sein d'une coalition qui se fait appeler "Alliance du peuple pour la démocratie" (PAD), occupent depuis le 26 août le siège officiel du gouvernement à Bangkok.

Le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a jusqu'à ce jour exclu la démission de son gouvernement "élu démocratiquement".

Le 7 octobre, des milliers de manifestants de la PAD avaient organisé un blocus du Parlement de Bangkok et la police avait abondamment fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, faisant deux morts et 478 blessés.

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