Accéder au contenu principal

Découverte des cadavres de 33 personnes

Les corps de 33 personnes, qui avaient pour nombre d'entre eux les yeux bandés et les mains menottées, ont été découverts au nord de Bagdad. Les autorités pensent qu'il pourrait s'agir de personnes exécutées par Al-Qaïda.

Publicité

(AFP) - Les autorités irakiennes ont découvert au nord de Bagdad plusieurs tombes contenant les corps de 33 personnes probablement exécutées par Al-Qaïda au début de l'année, ont affirmé samedi des responsables irakiens.

La police, des responsables de la santé et des habitants de la région ont exhumé les corps, qui avaient pour nombre d'entre eux les yeux bandés et les mains menottées. Les tombes ont été découvertes près du village d'Abou Toama dans la province de Diyala, l'une des plus dangereuses, au nord de Bagdad.

Le directeur de la morgue du principal hôpital de Baqouba, Dr Ahmed Fouad, a indiqué qu'il avait reçu les corps mais qu'il n'avait pas encore déterminé la période des décès.

Une des victimes avaient des cheveux longs de femme, une autre avait la taille d'un enfant, selon un photographe de l'AFP.

Les corps semblent dater d'un an environ, ce qui signifie que les victimes ont été tuées après la prise du contrôle par Al-Qaïda de cette zone, fin 2007, a indiqué le chef de la police locale, Ibrahim al-Anbaki.

Les habitants ont raconté que des partisans d'Al-Qaïda avaient chassé tous les villageois début 2008 et avaient transformé la zone en "tribunal" où ils jugeaient puis exécutaient les gens de la région suivant une interprétation radicale des lois islamiques.

Les meurtres se sont étalés sur plusieurs mois, a indiqué M. Anbaki, ajoutant que les corps avaient été enterrés en plusieurs petits groupes.

A leur retour dans le village, une fois que les armées américaine et irakienne ont repris le contrôle de la zone, les habitants ont deviné la présence de ces tombes à cause des odeurs de corps en décomposition, a-t-il précisé.

"Nous nous attendons à trouver d'autres tombes dans les vergers près du village", a ajouté ce responsable de la police.

La province de Diyala, où vivent différentes ethnies et confessions religieuses, a connu ces dernières années de nombreux attaques et massacres, et reste une zone dangereuse malgré les sévères mesures de sécurité imposées par les armées américaine et irakienne.
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.