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CRISE FINANCIÈRE

La récession américaine ravive la tempête boursière

4 min

Après l'annonce de l'entrée en récession des États-Unis, commencée en décembre 2007 selon un organisme officiel, les marchés asiatiques plongent dans le sillage de Wall Street.

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AFP - Les Bourses étaient toujours dans la tourmente mardi, notamment en Asie, après l'annonce de l'entrée des Etats-Unis en récession et la chute de Wall Street, tandis que les pays de la zone euro prennent leurs distances avec le plan de relance économique de 200 milliards d'euros de l'Union européenne.

Le Bureau national de la recherche économique (NBER), organisme officiel américain, a annoncé lundi que la récession économique avait commencé aux Etats-Unis en décembre 2007 et se poursuivait toujours, confirmant ce que la plupart des économistes pensaient déjà depuis longtemps.

La nouvelle, assortie d'une rafale d'autres indicateurs économiques exécrables aux Etats-Unis et en Europe, a replongé les marchés mondiaux dans la tourmente après une semaine d'accalmie relative.

La Bourse de Tokyo, deuxième place financière mondiale, a terminé la séance mardi sur un plongeon de 6,35% et Hong Kong a perdu près de 5%. Shanghai a contenu ses pertes ne cédant que 0,26%. Sydney a chuté de 4,16%, Séoul de 3,35%, Taipei de 3,57%, Manille de 4,65% et la Nouvelle-Zélande de 1,18%.

Dans ce sillage et après une descente aux enfers lundi, les Bourses européennes ont commencé leurs échanges en nette baisse mardi. A 09H00 GMT, Paris reculait de 1,52%, Francfort de 1,10% et Londres de 1,27%.

La veille, Wall Street, la première place mondiale, qui était parvenue à regagner près de 10% la semaine dernière, avait lourdement rechuté, le Dow Jones plongeant de 7,70% et le Nasdaq de 8,95%. La dégringolade s'était propagée au Canada et en Amérique latine.

L'annonce de la récession aux Etats-Unis s'est accompagnée d'autres mauvaises statistiques. Les dépenses de construction ont baissé de 1,2% en octobre et l'indice ISM de l'activité industrielle a chuté à 36,2 points en novembre, au plus bas depuis mai 1982.

En Europe, l'indice des directeurs d'achat pour le secteur manufacturier de la zone euro est tombé au plus bas le mois dernier. Au Japon, le marché automobile a connu en novembre son pire mois depuis 1969.

Les mauvaises nouvelles ont continué mardi avec l'annonce d'une hausse du taux de chômage en Espagne en novembre. Le nombre de demandeurs d'emploi, qui a bondi de 42,7% sur un an, frôle désormais les trois millions dans ce pays, au bord de la récession après avoir été une des économies les plus dynamiques d'Europe ces dernières années.

Les pays de la zone euro ont pris leurs distances lundi soir avec l'objectif fixé la semaine dernière par Bruxelles d'un plan de relance de 200 milliards d'euros face à la récession, certains gouvernements se demandant si la barre n'avait pas été fixée un peu haut.

Les quinze Etats de la zone euro ont en outre annoncé qu'ils ne baisseraient pas leurs taux principaux de TVA pour faire face à la récession économique, refusant ainsi de suivre l'exemple de la Grande-Bretagne.

Face à la gravité de la situation économique américaine, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a reconnu qu'une nouvelle baisse des taux était certes possible, mais qu'une telle mesure touchait à ses limites. Le taux directeur de la Fed est actuellement de 1,0% seulement.

Les investisseurs attendent les décisions jeudi de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre (BoE).

La BCE, qui a déjà abaissé début novembre son principal taux à 3,25%, pourrait le réduire à nouveau de 0,50 ou 0,75 point, selon les analystes.

La banque centrale australienne a sabré mardi son principal taux d'intérêt d'un point de pourcentage à 4,25%, son plus bas niveau depuis plus de six ans.

De son côté, la Banque du Japon (BoJ) a adopté mardi de nouvelles mesures pour aider les entreprises en difficulté à emprunter aux banques. Elle a notamment assoupli les conditions dans lesquelles elle prête elle-même aux banques commerciales.

"L'économie mondiale est embourbée dans une crise sans précédent", a déclaré mardi à Séoul le président sud-coréen, Lee Myung-Bak, soulignant que l'économie de son pays, essentiellement tirée par les exportations, était confrontée à un défi majeur. Son gouvernement est prêt à faciliter le financement du commerce extérieur et apporter d'autres aides administratives aux exportateurs.

Les cours du pétrole ont de leur côté atteint de nouveaux plus bas depuis 2005 mardi en début d'échanges européens, dans un marché inquiet d'une baisse de la consommation, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier tombant notamment à 46,03 dollars.
 

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