Accéder au contenu principal

Les Gazaouis à court de ressources pour fêter l’Aïd

A la veille de la fête de l'Aïd, les habitants de la bande de Gaza, cible du blocus d'Israël, souffrent de la pénurie de ressources et notamment de monnaie. La Banque mondiale a appelé Israël à autoriser le transfert de liquidités.

PUBLICITÉ

Reuters - La Banque mondiale a déclaré craindre samedi un effondrement du système bancaire dans la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas et soumise à un strict blocus israélien.

"La fermeture prolongée de Gaza et les sérieuses restrictions aux flux des personnes et des marchandises reste une sujet de grave préoccupation", dit la Banque mondiale dans un communiqué.

"Les restrictions israéliens aux transferts de billets de banque vers Gaza ont créé une grave pénurie de liquidités. Cette crise de liquidités pourrait conduire à un effondrement du système bancaire commercial à Gaza", ajoute-t-elle en mettant en garde contre ses "implications humanitaires graves".

Israël, dit-elle, doit "agir rapidement pour réinjecter des des liquidités dans les banques de Gaza" avant l'Aïd al Adha, la fête musulmane de trois jours qui marquera à partir de lundi la fin du pèlerinage de La Mecque.

Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a déclaré cette semaine que les banques de Gaza n'avaient plus que 47 millions de shekels dans leurs caisses alors qu'il leur en faudrait 250 millions pour payer les salaires des 77.000 fonctionnaires locaux.

Un collaborateur de Tony Blair, émissaire du "quartet" des médiateurs internationaux au Proche-Orient, a déclaré comprendre les préoccupations de sécurité d'Israël mais croire que le blocus bancaire israélien a des effets contraires à ceux qu'il recherche.

Selon Farid Hadad-Zervos, ce n'est pas l'alimentation des banques en liquide qui permet aux activistes de se financer, mais la contrebande de marchandise et le marché noir florissants suscités par la fermeture des points de passage des marchandises entre Israël et Gaza.

Israël a renforcé son blocus de Gaza depuis le 4 novembre, jour où une incursion de Tsahal a entraînée des représailles du Hamas sous forme d'une pluie de roquettes.

Selon un porte-parole militaire, une quinzaine de roquettes et d'obus de mortier sont encore tombés en territoire israélien depuis jeudi, sans faire de victimes.
 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.