FOOTBALL

Le supporter de l'OM remis en liberté sous caution

Contre une caution de 6 000 euros, le supporter de l'Olympique de Marseille Santos Mirasierra, condamné à trois ans et demi de prison pour violences lors d'un match opposant le club phocéen à l'Atletico Madrid, a été remis en liberté.

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Reuters - L'affaire Santos Mirasierra a conduit la préfecture de Marseille à classer à "hauts risques" le match de Ligue des Champions qui oppose mardi l'OM à l'Atletico Madrid.

"Le risque, c'est l'excès de passion ou de tentative de dérive violente que certains pourraient avoir à l'égard de l'équipe adverse ou du pays qu'elle représente", a déclaré lundi le préfet délégué pour la sécurité, Jean-Luc Marx.

"Ces risques se situent surtout dans des actes que l'on pourrait qualifier de désespérés et de marginaux", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Un millier de policiers seront mobilisés pour assurer la sécurité autour du stade Vélodrome et dans les lieux stratégiques de la ville.

"C'est un dispositif haut de gamme par rapport aux dispositifs moyens déployés au Vélodrome", a souligné Jean-Luc Marx.

"C'est un match à hauts risques mais la présence très modeste de supporters de l'équipe adverse réduit ces risques."

Arrêté le 1er octobre à l'issue d'échauffourées avec la police lors du match aller sur le terrain de l'Atletico, Santos Mirasierra a été condamné vendredi à trois ans et demi de prison par la justice espagnole.

Les 4.500 membres du groupe des Ultras auquel appartient Mirasierra ont appelé tous les supporters de l'OM à boycotter le match.

"Soyons clairs, nous ne cèderons pas à la volonté unilatérale de mettre le feu aux poudres", écrivent-ils dans une lettre ouverte publiée lundi par le quotidien La Provence.

"Sans haine, sans violence mais avec rage et détermination, nous vous appelons donc tous mardi soir à ne pas rentrer au Stade Vélodrome ou au moins à décaler votre entrée après le coup d'envoi."

Le préfet Jean-Luc Marx a dit n'avoir "pas de préférence quant aux modalités de démonstration que les clubs de supporters utiliseront."

"Tout le monde a intérêt à ce que la rencontre ait lieu", a-t-il ajouté. "Il y a une exigence footbalistique qui n'est pas des moindres, mais force doit rester à la loi. Il s'agit de ne pénaliser ni l'OM, ni les Marseillais, ni Santos lui-même."
 

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