ÉTATS-UNIS

Une cour d'appel se penche sur le dossier de Troy Davis

Après 17 ans dans les couloirs de la mort pour le meurtre d'un policier, Troy Davis pourrait de nouveau passer devant les tribunaux. Une cour d'appel fédérale examinait, mardi, son dossier pour décider si l'affaire doit être rejugée.

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AFP - Une cour d'appel fédérale examinait mardi le dossier de Troy Davis, un Noir américain condamné à mort en Géorgie (sud-est) pour le meurtre d'un policier blanc et qui clame son innocence, pour décider si l'affaire doit être rejugée.

Les avocats de Troy Davis, 40 ans, dont 17 dans le couloir de la mort et qui réclame un nouveau procès, présentaient leurs arguments devant cette cour d'appel d'Atlanta, a déclaré Sara Totonchi, membre du comité de soutien de Davis et d'une association géorgienne pour l'abolition de la peine de mort.

"Nous ne savons pas si le juge prendra sa décision aujourd'hui ou plus tard", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Les cours d'appel fédérales ne se prononçant que sur le fond, les trois juges pourront confirmer la condamnation ou décider de renvoyer l'affaire devant une cour de première instance.

Troy Davis, qui a échappé trois fois à l'exécution à quelques heures près depuis juillet 2007, a été condamné à mort en 1991 pour le meurtre d'un policier blanc de 27 ans, sur la base des témoignages de neuf personnes dont sept se sont depuis rétractées, assurant avoir fait l'objet de pressions de la part des policiers juste après les faits.

L'arme du crime n'a jamais été retrouvée et la scène ne portait pas d'empreinte digitale ni de trace ADN. Un autre homme, témoin à charge dans le procès contre Troy Davis, se serait même vanté ensuite d'avoir tiré ce soir-là.

La Cour suprême des Etats-Unis a hésité puis refusé de se saisir de cette affaire le 14 octobre.

Comme il a déjà été condamné, c'est à Troy Davis désormais de faire la preuve de son innocence.

Son cas a provoqué un mouvement international en sa faveur. La présidence française de l'Union européenne, dont les 27 membres sont opposés à la peine de mort, a demandé en novembre que sa peine soit commuée.

Des personnalités comme l'ancien président américain Jimmy Carter, le prix Nobel de la Paix sud-africain Desmond Tutu ou le pape Benoît XVI se sont également élevées contre son exécution.

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