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Budapest enquête sur la disparition d'une Française

Ophélie Bretnacher, étudiante française de 22 ans, a disparu depuis quelques jours, alors qu'elle quittait une discothèque de Budapest avec des amis. La police hongroise a ouvert une enquête avec des effectifs importants.

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AFP - La police hongroise a entamé des recherches de grande envergure pour retrouver une étudiante française de 22 ans disparue à Budapest le 4 décembre, a indiqué une porte-parole mardi.

"La police du deuxième arrondissement de Budapest a entamé une enquête dans l'affaire de disparition de la citoyenne française Ophélie Bretnacher", a précisé Eva Hujber, porte-parole de la police hongroise, à l'AFP.

Sans préciser le nombre d'agents chargés de l'enquête, elle a ajouté que les services de la police de Budapest "avaient entamé la recherche de la jeune femme avec des effectifs importants".

"Toute la police de Budapest et également les polices dans le pays reçoivent les informations sur la personne disparue et nous faisons notre maximum pour la retrouver", a assuré Mme Hujber.

"L'enquête est en cours, nous procédons à l'audition des témoins et essayons d'obtenir le maximum de données concernant l'affaire", a encore indiqué la porte-parole.

La police hongroise a publié sur son site officiel une annonce de disparition de la jeune fille aux cheveux châtains mi-longs et mesurant 1,73 m, avec l'indication de plusieurs numéros verts de téléphone pour recueillir toutes informations permettant d'aider à la retrouver.

Selon le père de la disparue, Francis Bretnacher, joint au téléphone par l'AFP, Ophélie a été vue pour la dernière fois jeudi dernier à 02H50 (01H50 GMT), au moment où elle quittait une soirée avec des amis étudiants dans une discothèque du centre de Budapest appelée "Portside de Cuba" et très appréciée des jeunes étrangers vivant et étudiant dans la capitale hongroise.

"L'heure est attestée par la caméra de surveillance. On voit Ophélie sortir seule de la boîte. Elle avait une démarche normale et ne titubait pas", a-t-il précisé.

"Elle a indiqué à ses amis qu'elle allait prendre le bus de nuit. Comme Prague où elle a étudié auparavant, Budapest a la réputation d'être une ville très sûre et elle n'avait pas d'appréhension particulière", a ajouté M. Bretnacher.

Selon un site internet hongrois spécialisé dans la recherche de personnes disparues, le sac à main de la jeune femme, contenant ses papiers d'identité et son téléphone portable, a été retrouvé sur un pilier du pont des Chaînes, reliant la partie Buda à la partie Pest de la capitale hongroise.

Interrogée par l'AFP, une source à l'ambassade de France qui a requit l'anonymat, a précisé que celle-ci avait été informée dès vendredi matin de la disparition de la jeune fille et suivait l'affaire de près.

A l'issue d'une nouvelle réunion mardi, la même source a confirmé les informations sur l'internet (Facebook entre autres) à propos de la disparition (...) elle a effectivement quitté le Portside à 2H50 et ses affaires ont été retrouvées vers 03h30, donc l'enquête se concentre sur cette période de temps, sur ces quarantes minutes... toutes les options restent encore ouvertes", a ajouté la même source.

Selon l'ambassade de France, "Budapest est une ville très sûre, surtout en cette période de l'année, le centre ville est très fréquenté, illuminé, même la nuit", et "le pont des Chaînes est effectivement un choix logique pour se rendre chez elle, dans le deuxième" arrondissement où Ophélie vivait comme jeune fille au pair dans une famille.

M. Bretnacher, qui a décrit sa fille comme une jeune femme "pleine de vie et pleine de projets", a indiqué privilégier l'hypothèse d'un enlèvement. "Un suicide ou une fugue seraient incompréhensibles", a-t-il déclaré.

Ophélie Bretnacher achevait à Budapest un master de Finances de l'Ecole supérieure de commerce de Reims (France) dans le cadre d'un programme européen d'études Erasmus.

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