GRÈCE

Grève générale de la péninsule et risques d'émeutes persistants

Annoncée depuis plusieurs semaines, cette grève générale de 24 heures intervient alors que le pays est plongé dans une flambée de violences urbaines. Les syndicats grecs protestent contre la politique d'austérité du gouvernement de droite.

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Sur le site des Observateurs - émeutes en Grèce : qui sont les casseurs ?

 

AFP - Les transports publics ainsi que les transports aériens et maritimes seront perturbés mercredi en Grèce, en raison d'une grève générale de 24 heures prévue de longue date par les syndicats grecs pour protester contre la politique d'austérité du gouvernement de droite.

Annoncée depuis plusieurs semaines, cette grève intervient alors que le pays est plongé dans une flambée de violences urbaines déclenchées par la mort samedi dernier d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué par un policier à Athènes.

Les deux grandes centrales syndicales du pays, la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, 600.000 adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (Adedy, 200.000 membres), ont annulé un grand défilé prévu dans le centre d'Athènes en raison des graves incidents survenus depuis samedi dans la capitale et plusieurs autres villes.

En revanche, elles ont appelé les travailleurs à un rassemblement "paisible" devant le parlement sur la place Syntagma à 11h00 (09h00 GMT).

Une vingtaine de vols de la compagnie aérienne nationale Olympic Airlines, en voie de privatisation, vers l'Europe et le Moyen-Orient, et plus d'une quarantaine de vols intérieurs seront annulés.

La compagnie aérienne privée Aegean a elle aussi annulé tous ses vols pour la journée.

Aucune liaison maritime ne sera non plus assurée avec les îles grecques.

Le mouvement doit perturber les transports publics à Athènes, avec des arrêts de travail en début de matinée et dans la soirée dans les chemins de fer, le métro, les autobus et les tramways, et de nombreuse écoles seront fermées.

La Fédération des Unions des journalistes a également prévu une grève de 24 heures.

Le fonctionnement des banques, administrations et grandes entreprises du secteur public, comme l'Electricité de Grèce (DEI), sera aussi affecté.

Les syndicats réclament "des fonds pour les citoyens et non pas pour les banquiers", dénoncent les privatisations actuellement menées, l'austérité salariale, le durcissement fiscal et la réforme en cours des retraites.

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