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Le personnel médical a fui, l'épidémie de choléra s'étend

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 60 000 personnes risquent de contracter le choléra si l'épidémie se poursuit. Nos envoyées spéciales sont dans le sud du pays où faute de médecins, les malades ne sont pas pris en charge.

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REUTERS - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé vendredi que, contrairement aux affirmations du président Robert Mugabe, l'épidémie de choléra qui frappe le Zimbabwe n'était pas encore vaincue.

Robert Mugabe a affirmé jeudi que son gouvernement avait stoppé l'épidémie qui a causé la mort de près de 800 personnes et amené des dirigeants occidentaux à réclamer sa démission.

"Je ne pense pas qu'à l'heure actuelle l'épidémie de choléra soit maîtrisée", a déclaré Fadela Chaïb, porte-parole de l'OMS qui a fait état, selon un dernier bilan, de 792 morts et de 16.700 cas.

"C'est clairement dans une phase ascendante depuis le 20 novembre. Nous ne commentons pas les assertions du président Mugabe car ce n'est pas ici le lieu pour parler politique", a-t-elle ajouté.

Le ministre zimbabwéen de l'Information, Sikhanyiso Ndlovu, a estimé vendredi que les propos de Robert Mugabe avaient été "mal interprétés" par les journalistes, et a demandé une nouvelle fois l'aide de la communauté internationale pour lutter contre l'épidémie.

"Nous avons besoin de tout le soutien possible des pays qui aiment la paix. Nous sommes déja soutenus par l'Organisation mondiale de la santé", a-t-il déclaré.

L'OMS a annoncé cette semaine que près de 60.000 personnes risquaient de contracter le choléra si l'épidémie n'était pas maîtrisée.

Dans un discours télévisé jeudi, Robert Mugabe s'était dit "heureux de l'aide extérieure que nous avons reçue et du fait que nous avons stoppé le choléra", dénonçant à nouveau des plans occidentaux visant à envahir le Zimbabwe et à renverser son gouvernement. "Maintenant qu'il n'y a plus de choléra, il n'y a plus d'argument pour une guerre", avait-il ajouté.  L'épidémie, qui s'ajoute à la faillite économique du Zimbabwe, a suscité des appels en faveur d'une assistance humanitaire internationale au pays. Mais plusieurs dirigeants occidentaux et quelques leaders africains ont aussi demandé le départ de Robert Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans.
 

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