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L'Opep favorable à une réduction de la production

Le président de l'Opep a affirmé que les membres du cartel étaient tous en faveur d'une réduction de la production de pétrole, entraînant une hausse des cours du brut. L'organisation souhaite également une adhésion de la Russie.

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AFP - Tous les ministres de l'Opep sont d'accord pour une réduction de la production de pétrole, a déclaré lundi à Oran (Algérie) le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Chakib Khelil, à deux jours d'une réunion du cartel.

"Tout le monde est favorable à une réduction (de la production), je n'ai aucun doute là-dessus", a affirmé peu après son arrivée à Oran le président de l'organisation, par ailleurs ministre algérien de l'Energie et des mines.

M. Khelil a également déclaré que l'Opep était "très pessimiste sur la demande".

Celle-ci "va chuter" l'année prochaine, a-t-il dit, précisant que l'Organisation s'attendait dans le pire des cas à une baisse de 500.000 barils par jour (bj) en moyenne en 2009, et dans l'hypothèse la plus optimiste à une progression timide de 200.000 bj.

M. Khelil a également fait état d'un surplus de 400 millions de barils sur le marché.

Il s'est dit favorable à un prix de 75 dollars le baril, selon lui "bon pour tout le monde", consommateurs comme producteurs.

Le président du cartel s'est par ailleurs réjoui du bon respect des décisions prises à l'automne: depuis septembre, l'Opep a annoncé deux réduction de sa production, retirant au total 2 millions de barils par jour du marché.

Selon lui, les 11 pays soumis aux quotas respectent à "plus de 75%" leur quota, l'Arabie saoudite ayant notamment atteint son objectif.

Il était interrogé par la presse avant une réunion mercredi des ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui doit déboucher sur une nouvelle réduction des quotas officiels de production actuellement fixés à 27,3 millions de barils par jour (mbj)

De son côté, le secrétaire général de l'Opep Abdallah el-Badri a estimé lundi, à son arrivée à Oran, que la situation était "très difficile" et qu'il fallait "agir".

Interrogé par les journalistes sur l'importance de la réduction de production qui devrait selon lui être décidée par le cartel, M. el-Badri a répondu: "une réduction d'envergure".

Les prix du pétrole ont perdu plus de 70% de leur valeur depuis leurs records de l'été dernier à près de 150 dollars, passant même brièvement sous la barre des 40 dollars début décembre. Ils ne permettent plus aux producteurs de couvrir leurs coûts de production et d'équilibrer leurs finances.

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