VENDÉE GLOBE

Mike Golding démâte, Desjoyeaux en tête

Mike Golding a démâté peu après avoir pris la première place de la régate à la faveur d'une avarie de safran du Français Jean-Pierre Dick. Michel Desjoyeaux (Foncia) en a profité pour prendre la tête de la flotte.

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AFP - Après l'avarie lundi de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac) et le démâtage mardi de l'Anglais Mike Golding (Ecover), la course par élimination se poursuit dans le Vendée Globe et Michel Desjoyeaux (Foncia) en a profité pour prendre à son tour la tête du peloton.

La situation n'a pourtant pas réjoui Desjoyeaux: "La course par élimination ce n'est pas mon truc. Ce n'est pas comme cela que je vois les choses, ce n'est pas une satisfaction".

De son côté, Dick, passée la déception, a franchi la porte de sécurité, empanné et entrepris la réparation avec les moyens du bord de son safran, endommagé lundi par un objet flottant non identifié.

"Pour le moment, il prépare les pièces pour pouvoir les assembler dès qu'il aura moins de mauvais temps, il ponce", a expliqué Luc Talbourdet, qui dirige son projet.

La journée a aussi été mauvaise pour Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) qui a été contraint à l'abandon en raison d'avaries multiples. Il se dirige vers l'Afrique du Sud.

Lundi soir, le bateau de Vincent Riou (PRB), qui occupe la 7e place, a heurté sans gravité un growler, un petit morceau d'iceberg. Le choc n'a apparemment pas occasionné de dégâts, mais Riou devait encore inspecter son bateau à la lumière du jour et dans de bonnes conditions pour en être sûr.

La mer va décider

"Tout peut arriver. Tout peut s'arrêter d’un instant à l'autre. Pour la suite, c'est vraiment la mer qui va décider de la vitesse à adopter. Ca va mollir dans les heures qui viennent et on pourra de nouveau accélérer. Mais pour l'instant, je maintiens une vitesse moyenne aux alentours de 15 noeuds car je trouve que la mer n'est pas très belle", a expliqué Riou.

Toutes ces avaries ont permis à l'Anglaise Samantha Davies de faire son apparition dans les 10 premiers. Son bateau Roxy n'est autre que l'ancien PRB victorieux à deux reprises avec Michel Desjoyeaux (2000-2001) puis Vincent Riou (2004-2005).

Revenant sur ces abandons lors d'une vacation spéciale alors que le vent soufflait "entre 30 et 35 noeuds" et qu'il avançait à "plus de 20 noeuds", Desjoyeaux a déclaré: "C'est un sport mécanique, lorsque nous étudions les bateaux, ils sont faits pour qu'ils ne cassent pas".

"Nous ne faisons pas des mâts pour qu'ils cassent pour des raisons que nous ne connaissons pas. Chaque démâtage est différent, il est difficile de savoir comment ils se sont produits, quelle pièce a lâché en premier", a-t-il ajouté.

"Pour moi, la cadence a baissé par rapport au premier mois, mais c'est normal, dans le sud, parce qu'il fait plus froid, on ne fait pas toujours les changements de voile qu'il faudrait, on manoeuvre moins", a-t-il expliqué.

Et pourtant, il va plus vite. La vitesse et les milles parcourus dans le sud sont spectaculaires. Souvent cependant, les skippeurs subissent plus qu'ils ne dirigent. La différence se fait dans la façon dont ils subissent le moins.

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