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FRANCE - TERRORISME

La réactivité des forces de l'ordre à l'épreuve d'une simulation

3 min

Ce lundi, Paris, Lyon et Marseille ont accueilli une simulation d'attentats coordonnés. Un exercice inspiré des événements de fin novembre à Bombay, destiné à tester la réactivité des forces de l'ordre en cas d'attaque d'envergure.

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Reuters - Un exercice de simulation destiné à tester la réactivité des forces de l'ordre en cas d'attentats et de prises d'otages simultanés en France s'est déroulé lundi à Paris, Lyon et Marseille.

Ce scénario virtuel s'inspire des événements de fin novembre à Bombay, en Inde, qui ont fait 179 morts.

Il a réuni des acteurs du ministère de l'Intérieur et de la préfecture de police, ainsi que les directions de la police, de la gendarmerie, de la Sécurité civile et les forces spécialisées d'intervention, a précisé le ministère.

Si "notre pays n'est pas plus menacé que d'autres, nous devons être capables de nous adapter à tous les risques d'attentats", a déclaré à la presse la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

Dans le cadre de l'exercice de lundi, une série de sept attentats, dont un avec détournement d'avion, auraient frappé entre 08h45 et 09h30 la région parisienne, Lyon et Marseille.

Cette vague terroriste fictive débute par des coups de feu dans une tour de La Défense, près de Paris, où dix "terroristes" armés prennent des otages. L'attaque est censée faire huit morts et 35 blessés.

Juste après, une fusillade avec prise d'otages éclate dans la tour de la banque LCL, ex-Crédit lyonnais, à Lyon dans le quartier d'affaires de La Part-Dieu. Deux personnes sont tuées et quatre autres blessées dans le hall. Par la suite, 43 otages sont libérés tandis que deux preneurs d'otages sont tués et deux interpellés.

Cette action est suivie à 08h55, cette fois à Paris, d'un attentat à la gare Montparnasse où une moto semble avoir explosé devant l'entrée du bâtiment. Pour corser la situation, les autorités simulent l'explosion d'une bombe déposée ultérieurement au milieu des secours. Ces deux explosions font 21 morts et de nombreux blessés.

Attaque au Crillon

A 09h10, la situation se complique dans la capitale avec une attaque à l'hôtel Crillon, place de la Concorde. Un groupe armé de huit personnes ouvre le feu dans le hall et une cinquantaine de clients, dont des diplomates, sont bloqués dans les étages.


Au total, 30 personnes sont tuées, dont 10 gendarmes et deux preneurs d'otages.

Cinq minutes plus tard, une bombe explose au palais des Congrès, porte Maillot, lors d'une conférence sur la liberté de la presse. Elle fait 25 morts et 200 blessés.

A 09h20, l'action se déplace à Marseille où une femme kamikaze saute avec sa bombe à la gare routière. Outre la terroriste, neuf personnes sont tuées.

Enfin, à 09h30, un avion avec à son bord 85 passagers et cinq membres d'équipage est détourné d'Orly vers l'aéroport du Bourget, près de Paris, par quatre pirates disposant d'armes de poing.

Un otage est abattu à titre d'avertissement mais les quatre pirates sont tués lors de l'intervention d'une unité d'élite.

Les leçons de l'exercice sont à usage interne et ne seront pas rendues publiques, a-t-on souligné au ministère de l'Intérieur.

Cet exercice a pris une dimension particulière après l'alerte de mardi dernier au grand magasin parisien Le Printemps-Haussmann, où le dépôt de bâtons de dynamite, qui ne pouvaient toutefois pas exploser, a été revendiqué par un mystérieux "Front révolutionnaire afghan."

Les enquêteurs ne privilégient pas pour le moment une piste afghane et penchent pour un acte isolé.


La sécurité aux abords des grands magasins et lieux fréquentés par le public en cette période de fêtes a été renforcée à Paris et dans les grandes villes de France.  
 

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