RWANDA

Rose Kabuye autorisée à rentrer pour les fêtes

Interpellée le 9 novembre en Allemagne, Rose Kabuye, une proche du président Kagame, a été autorisée à rentrer au Rwanda pour Noël. Elle est accusée d'avoir pris part à l'attentat contre l'ancien président Habyarimana en 1994.

Publicité

AFP - Rose Kabuye, une proche du président rwandais Paul Kagame mise en examen et placée sous contrôle judiciaire dans l'enquête sur l'attentat contre le président Habyarimana en 1994, a été autorisée lundi à retourner au Rwanda pour les fêtes, ont indiqué à l'AFP ses avocats.

"Pour des raisons familiales, nous avions demandé à ce que Mme Kabuye puisse se rendre à Kigali pour la période des fêtes", a expliqué à l'AFP l'un de ses avocat, Me Léon-Lef Forster, en annonçant que cette demande avait été acceptée par les juges, après un avis favorable du parquet.

"C'est une décision qui prend en considération la situation humaine dans laquelle se trouve ma cliente et qui montre que la justice peut fonctionner efficacement tout en étant modérée", s'est félicité l'avocat en précisant que Mme Kabuye, qui récupérera son passeport mardi matin, est tenue de revenir en France le 10 janvier.

"Elle a envoyé une lettre dans laquelle elle s'engage à respecter l'ordonnance des juges", a précisé à l'AFP son autre avocat, Me Bernard Maingain, en ajoutant que le ministère de la Justice rwandais avait également exprimé dans une lettre la volonté du gouvernement rwandais de respecter l'engagement pris auprès du juge français.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré en 2006 par la France, Rose Kabuye, 47 ans, avait été interpellée le 9 novembre en Allemagne et transférée à Paris où elle avait été mise en examen par le juge antiterroriste Marc Trévidic pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Le juge la soupçonne d'avoir pris part à l'attentat le 6 avril 1994 contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, signal déclencheur d'un génocide qui a fait selon l'ONU environ 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie. Elle nie les faits qui lui sont reprochés, selon ses avocats.

Présentée à un juge des libertés et de la détention (JLD), elle a été laissée en liberté sous contrôle judiciaire avec notamment l'interdiction de quitter la France sans autorisation.
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine