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FRANCE - ÉGYPTE

Fillon plaide pour un rapprochement avec Le Caire

3 min

François Fillon a confirmé un prêt de 200 millions d'euros à des conditions privilégiées pour terminer la troisième ligne de métro du Caire. Les travaux, assurés par des entreprises françaises, sont estimés à un milliard d'euros.

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AFP - Le Premier ministre français a plaidé mardi au Caire pour l'approfondissement des liens entre son pays et l'Egypte, annonçant plusieurs investissements français dans ce pays que Paris juge stratégique.

François Fillon a confirmé un prêt de 200 millions d'euros à des conditions privilégiées, que l'Agence française du développement (AFD) va consentir à l'Egypte pour la réalisation de la deuxième tranche de la troisième ligne de métro du Caire.

En contrepartie, ce sont des entreprises françaises qui assureront les travaux, dont le coût total est estimé à un milliard d'euros.

L'AFD va aussi consacrer de 100 à 150 M EUR par an pendant trois ans à d'autres prêts concessionnels. L'argent sera affecté au développement des PME égyptiennes, à l'environnement et au développement durable, et à "l'amélioration des conditions de vie de la population".

Première illustration de cette "stratégie triennale", l'agence française va prêter 25 M EUR et donner 1,5 M EUR pour un projet d'irrigation de l'Ouest du delta du Nil.

La filiale locale du Crédit agricole et l'AFD ont également conclu un protocole d'accord qui permettra de prêter 30 M EUR à des PME égyptiennes à des conditions préférentielles.

Tant M. Fillon que son homologue Ahmed Nazif ont souligné lors d'un point de presse que la France était désormais, en partie grâce à ces aides, le premier investisseur étranger en Egypte, un pays de 80 millions d'habitants qui connaît de profondes réformes économiques depuis quatre ans et dont la croissance annuelle du PIB atteignait 7% à la veille de la crise.

Côté privé, Arianespace a profité de la visite pour annoncer que l'un de ses lanceurs placera en orbite en 2010 le satellite égyptien de télécommunications Nilesat 201.

M. Fillon a souligné auprès de ses interlocuteurs que la panne de l'économie mondiale ne remettrait pas en cause la volonté française d'"accompagner le développement de l'Egypte", un pays que Paris considère stratégique sur le plan diplomatique.

La France et l'Egypte coprésident l'Union pour la Méditerranée (UPM) chère au président Nicolas Sarkozy, et Paris compte sur la médiation égyptienne dans les dossiers régionaux les plus chauds, en particulier le processus de paix israélo-palestinien.

Le chef du gouvernement français a aussi choisi Le Caire pour reprendre à son compte l'idée d'une "discussion internationale" visant à stabiliser les prix de l'énergie, qu'avait émise la semaine dernière le Premier ministre britannique Gordon Brown.

Il a pris soin, ce faisant, de souligner l'intérêt d'une telle démarche pour les pays consommateurs, mais aussi pour les producteurs.

A la veille des fêtes, et alors que le président Nicolas Sarkozy effectuait un déplacement très médiatisé au Brésil, François Fillon a fait au Caire une visite relativement discrète, même si on a souligné, dans la délégation française, que l'invitation à déjeuner du Premier ministre par le président Hosni Moubarak était un honneur rarement réservé par le raïs à un "n°2".

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