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La crise économique assombrit les fêtes de Noël

L'ombre de la crise économique mondiale plane sur Noël. En France, commerçants et consommateurs s'apprêtent à passer des fêtes moins fastes que les années précédentes, alors que dans d'autres pays la situation est moins préoccupante.

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AFP - Crise oblige, Noël 2008 se révèle difficile pour les commerçants et les consommateurs: les Français se montrent particulièrement économes pour les plaisirs de la table et les cadeaux aux proches, épargnant cependant les enfants, qui devraient de nouveau être gâtés.

"Les distributeurs ont anticipé la crise depuis quelques mois, en faisant des efforts de promotions et de baisses de prix. Ce qui a été moins anticipé, c'est l'ampleur de la crise", souligne Gilles Goldenberg, responsable de la distribution au cabinet d'études Deloitte.

Les promotions importantes, jusqu'à -50%, sur les jouets, vêtements, parfums, sapins ou bûches de Noël se sont ainsi multipliées ces dernières semaines, tout comme les facilités de paiement (trois fois sans frais).

En conséquence, le nombre d'autorisations de retraits et de paiements par carte bancaire délivrés la semaine précédant Noël a été stable par rapport à 2007 : 66,1 millions d'opérations, selon le Groupement des cartes bancaires. Le montant moyen des transactions est resté stable, passant de 97 euros à 96,40 euros.

Cependant, "les Français achètent autrement. Ils font des cadeaux plus utiles, moins chers, passent davantage de temps à comparer les prix, vont dans les magasins discount", indique M. Goldenberg.

Selon les distributeurs, les consommateurs sont aussi moins regardants sur les marques des produits alimentaires festifs, préférant celles des distributeurs, meilleur marché que les grandes marques.

Tous les circuits de distribution notent une baisse des dépenses par rapport à 2007, du centre commercial à l'enseigne de prêt-à-porter, en passant par la grande distribution alimentaire et le e-commerce.

Dans les centres commerciaux, où règne traditionnellement une grande affluence dès fin novembre, les clients sont moins nombreux, même à un jour de Noël. Pour la première quinzaine de décembre, la fréquentation y a baissé de 2,9% sur un an, selon le Centre national des centres commerciaux (CNCC), qui l'explique par la "baisse du moral des consommateurs français et l'inquiétude sur le marché de l'emploi".

En outre, les achats d'articles chers, dépassant 200 euros, sont reportés, et le panier moyen est inférieur à celui de l'année dernière, avait indiqué vendredi à l'AFP Jean-Michel Silberstein, délégué général du CNCC. Pour écouler les stocks, il fonde désormais ses espoirs sur les soldes, qui commencent le 7 janvier.

Même son de cloche pour les magasins d'habillement, qui traversent leur pire crise depuis le milieu des années 1990, et évoquent un mois de décembre "très difficile", selon l'Institut français de la mode (IFM).

Mais si les Français se serrent la ceinture, ils épargnent leurs enfants. Selon le cabinet spécialisé NPD, les enfants jusqu'à 11 ans recevront en moyenne sept cadeaux à Noël, dont 45% de jouets.

"La fréquentation s'est améliorée ces derniers jours, mais nous ne rattraperons pas la saison. Les ventes sont en baisse de 5% par rapport à 2007 et le panier moyen d'achat a chuté de 15%", indique cependant Jackie Pellieux, PDG de Joué Club.

Contrairement aux années précédentes, aucun jouet ou jeu ne cartonne: jeux de construction, voitures téléguidées, poupées, consoles de jeux et jeux de sociétés ont tous les faveurs des parents.

"Cette année, tous les repères sont cassés. Nous réfléchissons d'ores et déjà à un changement de stratégie de commercialisation pour l'an prochain, pour faire face à la crise et aux nouveaux comportements de consommation", confie M. Pellieux.
 

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