ÉNERGIE

Neuvième baisse consécutive du pétrole à New York

Les prix ont chuté d'environ 10 % après l'annonce d'un renforcement des réserves américaines d'essence et de produits distillés. Les chiffres de la consommation ne font que confirmerque la demande de pétrole est en chute libre.

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AFP - Les prix du pétrole ont de nouveau reculé mercredi, pour la neuvième séance consécutive à New York, accentuant leurs pertes à la fin d'une séance écourtée, après l'annonce d'un renforcement des réserves américaines d'essence et de produits distillés.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a fini à 35,35 dollars, en baisse de 3,63 dollars par rapport à son cours de clôture de mardi.

Le baril de Brent échangé à Londres a glissé jusqu'à 36,20 dollars mercredi, son plus bas niveau depuis le 13 juillet 2004. Il a clôturé à 36,61 dollars, en baisse de 3,75 dollars.

Les prix ont ainsi encore lâché environ près de 10% mercredi.

"Le marché va continuer de pousser les prix à la baisse jusqu'à ce que quelque chose de concret ne l'arrête, comme par exemple une pénurie physique de pétrole", a estimé Ellis Eckland, analyste indépendant.

"Le marché est simplement sur une tendance baissière", a-t-il ajouté.

Les prix du pétrole ont ouvert en nette baisse et maintenu le cap tout au long de la séance, malgré la publication --relativement neutre pour le marché-- du montant des réserves de pétrole, selon M. Eckland.

Les stocks d'essence ont augmenté de 3,3 millions de barils à 207,3 millions de barils, soit bien plus que la hausse d'un million de barils attendue par les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires.

Les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) se sont eux aussi étoffés, de 1,8 million de barils, pour atteindre 135,3 millions de barils, alors que les analystes prévoyaient une stagnation.

En revanche, les stocks de pétrole brut ont diminué de 3,1 millions de barils, à 318,2 millions de barils, une surprise alors que les analystes prévoyaient une hausse de 200.000 barils.

Mais les chiffres de la consommation enregistrée sur les quatre dernières semaines, en retrait de 4,2% par rapport à la même période l'an passé, n'ont fait que confirmer aux yeux des investisseurs que la demande de pétrole est en chute libre.

La consommation d'essence a notamment fléchi de 2,7% et celle de produits distillés de 5,1%.

Les perspectives économiques très sombres continuent ainsi de peser sur les prix.

"Le contexte reste déprimant pour tous les marchés financiers. Il n'y a aucune raison pour que les prix ne baissent pas", a souligné Mike Fitzpatrick, de MF Global.

"On ne voit pas beaucoup de raisons de se réjouir. Ne serait-ce qu'aujourd'hui, on a encore eu les demandes d'allocation chômage qui ont grimpé à 586.000, et les dépenses de consommation des ménages américains ont encore baissé", pour le cinquième mois consécutif, a ajouté l'analyste.

Le marché attend toujours de connaître les détails des plans de relance de la future administration, a indiqué Mike Fitzpatrick. Le vice-président élu Joe Biden a assuré mardi que les négociations entre l'équipe économique de Barack Obama et le Congrès américain sur ces mesures de relance touchaient à leur fin.

 

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